JE SUIS MÉNÉTRIER
Musique de : Le l'ape Musulman (page 75())
Pour adoucir de la vie
L'hiver sombre et rigoureux,
Au ménétrier j'envie
Son art qui fait tant d'heureux.
Je voudrais, même aux guinguettes,
Dire en faveur des amants :
Allons, gai ! dansez, fillettes !
Laisse/, causer vos mamans.
fiis.
Quand je vois de pauvres belles Tout un soir lire ou bâiller, Pour leurs cousins et pour elles Mon talent saurait briller.
Plus que valses et fleurettes Leur nuisent vers et romans.
Allons, gai ! danse/, lillettettes !
Laisse/ causeï' vos mamans.
Miracle ! ma vieille lyre Se transforme en violon.
Aux champs on vient me sourire ; On me cajole au salon.
Combien j'ai d'anciennes dettes A payer aux cœurs aimants ! Allons, gai ! danse/, fillettes !
Laisser causer vos mamans.
La gloire, mère égoïste De fous à grands bruits vantés.
Tient compagnie assez triste Aces vieux enfants gâtés.
Je préfère à ses trompettes Le plus faux des instruments.
Allons, gai ! dansez, fillettes !
F^aisser causer vos mamans.
Plaisir d'autrui me caresse; Un archet me sert au mieux.
Déjà la follejeunesse Me pardonne d'être vieux.
Demoiselles et griseltes, A vous mes derniers moments.
Allons, gai ! dansez, fillettes 1 Laisse/ causer vos mamans.
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