LE ROSIER
Jù' nouvenn île. l'icrre Letoreij.
Toi dans ce lieu, lui dans la iturcclainr Que je le plains, joli rosiei' I Celle salle pompeuse esl pleine D'un monde einieiix el urossier
Qui le souille de son haleine :
C'esl le palais d'un linaneier.
Que je le plains, joli rosier ! (/î/s
k'i nagui^re apporli- du village, De Tor lu subis le pouvoir. Ce bamiuier veut qu'à son passage Pour lui lu tleurisses ce soir.
De ton parfum fais-lui Thommage, Comme au Très-Haut lait l'encensoir.
De l'or lu subis le pouvoir. {Bis.)
Sous ce grand lustre à la llamme irisée, Arbuste aimé, tu vas mourir.
Paint-il, ce juif, àme blasée, Ceux ([ue son faste l'ait souffrir ?
Privé d'air pur et de rosée, Ah ! n'espère pas l'allendrir.
Arbuste aiini', lu v:is mourir. {Bis ]
Mais près de loi passe un jeune jioi'le Dans ce palais resplendissant; n courbe aussi sa noble tète Devant le riche toul-puissant.
Des fièvres d'or de cette fête" 11 est saisi rien qu'en passant Dans ce palais resplendissant. [Itis.)
.\insi que toi ce séjour l'empoisonne ; Dieu vous rende à son beau soleil !
Le luxe qui vous environne Va llétrir, en un tenips pniiil, Et sa poétique couronne Kt ton diadème vermeil.
Dieu vous rende à son beau soleil ! ^//