‹ Les chansons de Béranger, anciennes et posthumesChapitre 189 sur 245 · LE ROSIER · texte numérisé non relu

LE ROSIER

Jù' nouvenn île. l'icrre Letoreij.

Toi dans ce lieu, lui dans la iturcclainr Que je le plains, joli rosiei' I Celle salle pompeuse esl pleine D'un monde einieiix el urossier

Qui le souille de son haleine :

C'esl le palais d'un linaneier.

Que je le plains, joli rosier ! (/î/s

k'i nagui^re apporli- du village, De Tor lu subis le pouvoir. Ce bamiuier veut qu'à son passage Pour lui lu tleurisses ce soir.

De ton parfum fais-lui Thommage, Comme au Très-Haut lait l'encensoir.

De l'or lu subis le pouvoir. {Bis.)

Sous ce grand lustre à la llamme irisée, Arbuste aimé, tu vas mourir.

Paint-il, ce juif, àme blasée, Ceux ([ue son faste l'ait souffrir ?

Privé d'air pur et de rosée, Ah ! n'espère pas l'allendrir.

Arbuste aiini', lu v:is mourir. {Bis ]

Mais près de loi passe un jeune jioi'le Dans ce palais resplendissant; n courbe aussi sa noble tète Devant le riche toul-puissant.

Des fièvres d'or de cette fête" 11 est saisi rien qu'en passant Dans ce palais resplendissant. [Itis.)

.\insi que toi ce séjour l'empoisonne ; Dieu vous rende à son beau soleil !

Le luxe qui vous environne Va llétrir, en un tenips pniiil, Et sa poétique couronne Kt ton diadème vermeil.

Dieu vous rende à son beau soleil ! ^//

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