‹ Les chansons de Béranger, anciennes et posthumesChapitre 37 sur 245 · LES SCIENCES · texte numérisé non relu

LES SCIENCES

Air : r)e^ .VdiiYu'ses fiVcs.

Fatigué des clartés confusos Qui m'ont égaré bien souvent, J'allais bannir Amours et Musos , J'allais vouloir être savant.

Mais quoi! pour une ànie incertaine La science est d'un vain secours.

Gardons Lisette et la Fontaine :

Muses, reste/. ; reste/., .\moiirs.

La nature était mon .\rmiile; Dans ses jardins j'orrais surpris " Mais un chimiste moins timide Règne en vainqueur sur leurs débris.

Dans son fourneau rien qu'il ne jette:

Des gaz il poursuit le concours.

Ma fée y perdrait sa })aguette !

Muses, reste/.; reste/., Amours

J'ai regret aux contes de vieille, Quand un docteur dit qu'à sa voix Les morts lui viennent à roreille De la vie expliquer les lois.

De la lampe il voit la matière, Les ressorts, le fond, les contours; Je n'en veux voir que la lumière : Muses, reste/.; reste/., Amours.

Enfin, aux calculs qu'on entasse Si les cieux n'obéissaient pas!

Plus d'une erreur passe et repasse Entre les branches d'un compas.

Un siècle a changé la physique ; Nos temps sont féconds en retours.

Je crains que le soleil n'abdique :

Muses, restez; restez, Amours.

Knivrons-nous de poésie, Nosccpurs n'en aimeront ([iie mieux; Elle est un reste d'ambroisie Qu'aux mortels ont laissé les dieux.

Quel est sur moi le froid qui tondie'.' C'est le froid du soir de mes jours.

Promoittez un rêve à ma tombe :

Muses, restez; restez Amours.

COUPLETS

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