‹ Les chansons de Béranger, anciennes et posthumesChapitre 44 sur 245 · LA VERTU DE LISETTE · texte numérisé non relu

LA VERTU DE LISETTE

AïK : Je loge au qu.atr.iinc étaye

Quoi ! de la vei'lu do Lisette Vous plaisente/., dames de cour!

Eh bien, d'accord: elle est grisette :

C'est de la noblesse eu amour. {Bis.) Le barreau, l'Eglise et les armes, De ses yeux noirs font très grand cas. Lise ne dit rien de vos charmes : / De sa vertu ne parlons pas. )

Bis

D'avoir lait de riches conquêtes L*ose/.-vous bien railler encor, Quand le peuple hébreu dans ses fêtes Vous voit adorer son veau^d'or '.' L'Empire a, pour plus d'un service, Longtemps soudoyé vos appas.

Lise est mal avec la police :

Pc sa vertu ne parlons pas.

LRS CHANSONS DE BÉRANGER

Point de cendre si bien éteinte Qu'elle n'y retrouve du feu ; Un marquis dont la vie est sainte Veut à la cour la mettre en jeu.

Par elle illustrant son mérite, Sur les ducs il aura le pas.

Lisette sera sa favorite :

De sa vertu ne parlons pas.

Çà, mesdames les dénigrantes, Si cet honneur vient la trouver, Vous vous direz de ses parentes, Vous ferez cercle à son lever.

Mais diU son triomphe et ses suites De joie enfler tous les rabats, Se confessàt-elle aux jésuites, De sa vertu ne parlons pas.

Croyez-moi, beautés monarchiques, Le mot vertu, dans vos caquets, Ressemble aux grands noms historiques, Que devant vous crie un laquais.

Les échasses de l'étiquette Guindent bien haut des cœurs bien bas : De la cour Dieu garde Lisette !

De sa vertu ne parlons pas.

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