‹ Les chansons de croisadeChapitre 107 sur 145 · V. — 45 7/ li iiille — 47 A' rocroie · texte numérisé non relu

V. — 45 7/ li iiille — 47 A' rocroie

TRADUCTION

[. — C'est en chantant, pour ti-ouver rocoiifort à ma douleur, (juo je veux mener mon deuil du preux coinlr déhouiuiire, (jui toujours remporta louauL^^e et houneui-, le comte de ^fonfort : il était venu en Syrie ])()ur ^^lerroyer, de (puii France est eu mauvais i)oint ; mais sa

guerre est vite achevée, car de sa première bataille Dieu ne Ta pas

laissé revenir, jl, Ah ! France, douce contrée que tous honorent, votre joie est toute

changée en larmes ; vous en serez chaque jour plus dolente ; trop grand

mal vous est arrivé. Cette douleur vous est échue qu'à la première

rencontre... vous avez perdu vos comtes. ni. — Ah! comte de Bar, comme vous ferez manque aux Français !

Quand ils sauront ce qu'il est advenu de vous, ils en feront grand deuil.

Puisque France est privée d'un si hardi chevalier, maudite soit la

journée... par suite de quoi tant de vaillants bacheliers sont esclaves et

prisonniers.

IV. — Si l'Hôpital et le Temple et les frères chevaliers avaient donné à nos gens l'exemple de chevaucher, notre belle troupe de chevaliers ne serait pas maintenant en prison ni les Sarrasins en vie ; mais ils ne firent pas ainsi, et ce fut grand méfait et presque trahison.

V. — Chanson, toi qui fus faite de douleur et de pitié, va vers Pitié et conjure-la par Dieu et par amitié d'aller en l'est et de dire aux barons et de leur déclarer qu'ils ne doivent pas se reconnaître vaincus, mais qu'ils dépensent force et bon secours pour ravoir nos gens par bataille ou par argent.

REMARQUES

V. 5. Un passage d'Aubri de Trois- Fontaines (cité par Rœhricht, p. 72) met en valeur ce regret d'Amauri de Monfort : a Cui contulit rex Franciae arma sua et misit eum vice sua in obsequium crucifixi, dans ei duo et triginta milia librarum Parisiensium. »

Y. 21. Le comte Henri II de Bar disparut à la bataille de Glaza. Fut-il tué ? ou fait prisonnier ? mourut-il en prison ou fut-il délivré par Richard de Cornouailles ? Les témoignages sont singulièrement contradictoires (voy. Rœhricht, p. 75, n. 4 ; p. 76, n. 2 et p. 81). Par suite, on ignore si au V. 23 le mot noveïle, qui fausse la rime, a pris la place d'un mot qui signifiait ca^Jture ou d'un mot qui signifiait înort.

V. .32. Li frère chevalier sont sans doute les chevaliers de l'Ordre Teu tonique qui avaient pris une part importante aux événements du

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