‹ Les chansons des rues et des boisChapitre 40 sur 79 · CONFIANCE · texte numérisé non relu

CONFIANCE

Et que toutes ces voix chantantes Descendent du ciel pour mentir.

Je suis rempli d'une musique;

Je ne sens point, dans mes halliers,

La désillusion classique

Des vieillards et des écoliers.

J'écoute en moi l'hymne suprême De mille instruments triomphaux, Qui tous répètent qu'elle m'aime, Et dont pas un ne chante faux.

Oui, je t'adore! oui, tu m'adores!

C'est à ces mots-là que sont dus Tous ces vagues clairons sonores Dans un bruit de songe entendus.

Et, dans les grands bois qui m'entourent, Je vois danser, d'un air vainqueur.

Les cupidons, gamins qui courent Devant la fanfare du cœur.

Page 1