‹ Les chansons des trains et des garesChapitre 37 sur 63 · CONFIDENCES · texte numérisé non relu

CONFIDENCES

L'employé du chemin de fer

Passerait en criant : On part dans deux minutes !

En leur for intérieur, ils murmureraient : Flûte !

Mais ils verraient ce quMl leur reste à faire,

Et pourraient s'efforcer à de suprêmes luttes.. c

Mais non, vous êtes sans pitié ;

Ils connaîtront les angoisses, les affres.

De courir, rouges, débraillés.

Raillés

Des voyageurs, des employés.

Arrachant leurs boutons, ou la dernière agrafe,

(Parfois, d'ailleurs, ayant payé,

Et c'est ainsi qu'ils se rattrapent,

Avec une pièce du pape...)

Voulez-vous me permettre encore une remarque ?

De bonnes mœurs prenant prétexte.

Les règlements policiers parquent

Chaque client suivant son sexe :

Les « dames seules » ont leur place,

(Et les a fumeurs » alors, pourquoi pas — enfin, pîîsse.'

Donc, ne craignez-vous pas que les Messieurs se vexo. l

CONFIDENCF" 07

Pi'iir un inégal traitement !

\oiis* mettez HOMMES, simplement,

Alors que vous avez mis DAMES :

Mettez FEMMES, —

Ou bien mettez MESSIEURS et DAMES î

Ce n'est que de la courtoisie élémentai: . . —

Mais l'autre ayant soudain lâché Son crochet :

— Ah ! ma bonne Madame ma chère î...

Moi, appeler ça des Messieurs :

C'est des monstres qu'il faudrait dire, — Si vous aviez souffert par eux Tout ce qu'il m'a fallu souffrir !...

Mon père était baron, et préfet de l'Empire î —

Et la première lui réplique :

— Il y faut apporter plus de phiIo-.wphîe ; Que voulez-vous, c'est la vie, — mon mari, Il était préfet, lui aussi, —

Mais c'était de la République.

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