‹ Les chansons des trains et des garesChapitre 42 sur 63 · LE SPADASSIN ET L'HORLOGER · texte numérisé non relu

LE SPADASSIN ET L'HORLOGER

Pour un regard, jugé impertinent, Sur une femme, dont Emile était Famant,

Ou le parent, (Peut-être cette femme était-elle une fille, Une simple fille, cependant ?) Pour quelques paroles futiles.

Celui que les boudoirs nomment le beau Fernand A reçu les témoins d'Emile.

Emile est spadassin; Fernand, pour ses horloges, Bijoutier De son métier, Ne mérite que des éloges ; C'est lui qui règle les pendules, les répare, Modère leurs ardeurs, ou prévient leurs relards. Les préserve de tout (%Virt ;

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Et prenant sa iDesogne à cœur, C'est bien lui qu'on pourrait appeler entre tous

— A vous, mon cher Hugues le Roux !

Le véritable Maître de THeure...

Dès les sept heures du matin, Avec quatre témoins, outre deux médecins, L'Horloger et le Spadassin, Sur le terrain, lepée en main, Fébriles, en vienneni aux mains; Soudain, Frohsant l'épée, l'astucieux Emile, De l'arme de Fernand fait sonner la coquille, — Dzinn ! —

— Gomment ! il est déjà le quart î... Pense le beau Fernand, à part ;

Z)'un geste machinal, il a tiré sa montre... Emile, en profitant, d'une riposte prompte, Le transperce, de part en part...

Et c'est ainsi qu'un horloger périt en duel, Victime de sa ponctualité professionnelle.

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