SONNET
Lorsque le Printemps renouvelle Fleurs et nids y fêtant son retour.
Les Poètes chantent V Amour, Vieille chanson toujours nouvelle.
Et près de moi, battant de Vaile, Les rimes mêlaient tour à tour, A de vieux airs de troubadour, Leur voix délicieuse et frêle :
Et f écoutais, Vâme ravie, Et j'ai chanté, loin de la vie Et des soucis de l'avenir ;
Et maintenant le vent enlève.
Si légères, ces fleurs du Rêve, Et ces feuilles du Souvenir.
iaiiU-Mandé, Salon des Familles, Mars 1891),
Chansons des Trains et des Gares
Ah ! comme ça va, Comme ça va'doiic vite Comme ça va donc bien En chemin de fer !...
PRELUDE
Nous chanterons le P.-L -M.
Et, de même,
L'Est,
L'Ouest,
Et le Midi ;
Et nous chanterons aussi,
— Si cela ne vous ennuie,
Honorable compagnie ! —
Nous chanterons encor
Du Nord,
Et de l'Etat, et d'Orléans, les Compagnie'
2 PRÉLUDE
(Sans préjudice, bien entendu, de quelques mots
Pour les réseaux
Economiques et départementaux);
Car c'est le temps de prendre l'air En des voyages circulaires :
C'est le temps des chemins de fer.
A la campagne, ou vers des plages, ou vers des thermes,
En d'autres termes
Ailleurs, ailleurs,
Nous allons, pâles voyageurs,
Quérir la santé, la fraîcheur,
Le repos, et le lait des fermes :
Le mouvement est dans les gares,
Car
Le temps est d'aller autre part
Et nous croyons bon qu'on écriv*e Ces chants sur les locomotives
PRÉLUDE
Qiiînous mènent à. travers champs, Nous qui voulons calmer les peinc^s En cherchant,
Pour la mettre à portée des gens, Des pauvres inquiètes gens.
Qui s'agitent, qui se démènent, Ou se promènent,
La poésie des choses quotidiennes.