MÊME THÈME
(Variationa doubles.)
passe encor là-bas si lard ,* Compagnons de la marjolaine,
Qui passe encor là-bas si tard ? *
Bruyère et tîiyin, rue et’ verveine, Qui vient à nous dans le brouillard.
Qui vient à nous dans le brppillard ?
El toi, grillon, dont*^ l’archet traîiie,/
Sur qui tienè-t'u ton œil hagard?
Compagnon de.la marjolaine,
Sur qui liënsj:tu ton œil -hagard?
Et ta lanterne, toi, phalène ? , •
Et ta lorgnette, toi, lézard? ' ' ‘
Compagnons de la marjolainé!
Et ta lorgnette; toi, lézard?
Demeurons cois, sans nulle haleine, Sous le buisson, notre rempart, . ■
Compagnons de la marjolaine, ; •
Sous le buisson, notre rempart.
-î^on, ce n’est point une hmbré vaine^ ■ Qui rôde ainsi dans l’air blafard, . ‘
Qui rôde aünsi dans l’air^ blafard.
C’est un cavalier dans la plaine,
Un cavalier au dur regard, Compagnons de la marjolaine,
Un cavalier au dur regard.
Il monte un noir coursier d’ébène,
Il porte aussi noir étendard.
Compagnons de la marjolaine.
Il porte aussi noir étendard.
II brandit pour lance hautaine Une faux courbée avec art.
Compagnons de la marjolaine.
Une faux courbée avec art.
Et sa faux, sans bruit et sans peine.
Fauche à grands coups, de toute part, Compagnons de la marjolaine,
Fauche à grands coups, de toute part ;
Fauche les foins, en fleur, en graine. N’importe, il n’y met nul égard.
N’importe, il n’y met nul égard.
Fleur du jardin, fleur souveraine.
Ou celle qui vit à l’écart, Compagnons de la marjolaine,
Ou celle qui vit à l’écart.
Tout tombe, toute l’herbe humaine.
Le fort, le faible, enfant, vieillard.
Compagnons de la marjolaine.
Le fort, le faible, enfant, vieillard.
Il les couche ainsi par centaine.
Et nous de même, que Dieu gard”!
Compagnons de la marjolaine.
Et nous de même, que Dieu gard’ !
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La lurte en vain nous luit, sereine.
Chacun son tour, chacun sa part, Qompàgnons de la' marjolaine.
Chacun son tour, chacun sa part.
Quelqu’un là-bas vient tôt.ou.tard, Compagnons de la marjolaine, - Quelqu’un là-bas vient tôt ou tard.