LA VIE
E grain a mangé la terre Pour devenir un épi,
— Lantirli ! —
Et le blé battu dans Taire Au grenier est entassé,
— Lantirli dondé ! —
La souris qui toujours trotte, Mange notre grain la nuit,
— Lantirli ! —
Sa petite dent grignote Le meilleur de notre blé,
— Lantirli dondé ! —
Le vieux chat, qui toujours guette, A sauté sur la souris ;
— Lantirli ! —
Sa chair lui semble douillette,
Il a bientôt tout croqué,
— Lantirli dondé ! —
Par le chien de la bouchère Notre chat fut poursuivi,
— Lantirli ! —
Le chien lui fit son affaire ; Nous en avons tous pleuré !
— Lantirli dondé ! —
Mais le chien, mauvaise bête, A mordu le cheval gris ;
— Lantirli ! —
Le cheval fendit sa tête D’un coup de pied bien donné, — Lantirli dondé ! —
Travaillant tout comme quatre.
Le cheval avait vieilli ;
— Lantirli ! —
Un beau soir on vint l’abattre, Et l’enterrer dans un pré !
— Lantirli dondé ! —