‹ Les chansons du villageChapitre 7 sur 27 · LE BUCHERON · texte numérisé non relu

LE BUCHERON

A hutte est toute orné’ (T fougères, Tout autour un tas d’mouch 1 légères Vf Mèn’ dans Y soleil un gai zonzon ; Au dedans, c’est un lit de mousse,

Mêlé d’ bruyère et d’herbe rousse,

[.es murs sont en mott’ de gazon ;

Hé ! hop là ! frapp’ de la cognée,

Bon bûcheron, bûche toujours,

Donn’toi du mal tout’ la journée,

Dans ta caban’ sont tes amours !

Pendant que j’ taill’, pendant que j’ coupe,

Ma femm’ tricote auprès d’la soupe Qui cuit sur un fourneau d’guingois ;

Pour les enfants ça n’ la gên’ guère ;

Çà s’ roule et çà s’amus’ par terre Avec des bêt’ et des bouts d’bois ;

Hé ! hop là ! tranche avec ta hache.

Bon bûcheron, frappe à coups sourds !

Ai’ le cœur gai tout 1’ long d’ta tache !

T’as sous la main tous tes amours 1

Foyards et chên’ de haute taille Où ma hache a mis son entaille M’ paraiss* des amis d’autrefois,

Et quand je tap’ dur, ça frissonne,

Du haut en bas, comme un 1 personne Qui veut parler et qu’a pas d 1 voix î

Hé ! hop là ! ta cognée est dure ;

On la connaît aux alentours;

Courag’, ravageux de verdure!..

Les bois sont pourtant tes amours !

Le cœur me bat quand l’arbre craque Et que je me r’pos’ de l’attaque Les vein’ tout’ gonflé’ d 1 mon effort !

Et c’est un grand froufrou d’feuillages Dans les jeun’ pouss' et les herbages Où le tronc s’ fait son grand lit d’mort

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