VERS FACÉTIEUX
C'est faire un songe plein de très-exquises choses Que de m'en aller, triste et lassé, vers le soir, Chanter ma sérénade et me longtemps douloir, Pour voir bâiller un peu tes fenêtres tant closes.
Prenant pour me pâmer de délicates poses, Les deux mains sur le cœur, ivre de désespoir, Je m'étendrai dans la poussière du trottoir Où mon rêve fera germer pour toi des roses.
Et plus tard, quand l'amour nous aura tous les deux Ravis au fond dos bois touffus et hasardeux, Avec dévotion nous nous sourirons d'aise.
Et lorsque le tombeau sera ton dernier nid, Moi, je mourrai, trouvant la vie une fadaise, Et ce conte devra finir, car tout finit.