‹ Les chansons joyeuses: poésiesChapitre 31 sur 65 · POETE · texte numérisé non relu

POETE

Toi qui marchas tout seul dans le monde infini, Et qui n'as pas trouvé de sucre dans ton verre ; Qui cependant souris à ton destin sévère, Être paradoxal et jeune, sois béni !

Soûl comme un templier, et joyeux comme un nid, Tu nous montres un front rayonnant de lumière. Et j'aime de tes yeux la gaîlé coutumière.

Et ton petit nez rond comme un point sur un i.

Raoul Poiichoii, poète aux grands cheveux antiques Dont le jais eût tranché sur de blanches tuniques, D'un salut fraternel je t'accueille en chemin ;

Car, ô païen ayant pour déesse la Joie,

Je hais jusqu'à la mort ce siècle qui larmoie,

Et ton rire est plus franc, plus large et plus humain.

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