BRISE MATINALE
Laissons fuir notre voile Au gré d'un souffle pur.
Le matin nous dévoile Les cimes dans l'azur.
L'àme est joyeuse et pleine De cette fraîche haleine.
Nous n'aimons , nous a'aimons Que les flots et les nîonts.
Venez , charmantes, reines Des monts et des coteaux, Venez en souveraines Commander sur les eaux.
Tel qtf une jeune fille Le lac joue et babille.
Nous n'aimons, nous n'aimons Que les flots et les monts.
La barque, aux ilôts légère, Suit le bord fleurissant ;
La blonde primevère Nous regarde en passant , Et sourit à nos belles , Fleur de printemps comme elles.
Nous n'aimons , nous n'aimons Que les flots et les monts.
Chantons ! puis , en silence , Gomme un flot gracieux, Qu'un songe nous balance En nous montrant les cieux, Les cieux, les monts, les cimes Au fond des bleus abîmes !
Nous n'aimons , nous n'aimons Que les flots et les monts.