E - tant en-dor-mi-e Dans u - ne prai-ri - e J'en
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ten-dis Saint Jean, Qui me dit en mu - si - que:
Promp-te-ment, ma
til-le. Al -lez
Chez les Carmélites, Chez les pauvres filles Du grand Saint Vincent. Au premier monastère D'ia plus sainte règle, J'y cours à l'instant.
Étant à la porte, Promptement je sonne.
Priant humblement D'ouvrir ce (saint) asile A une prosélyte Longtemps désirée.
J'y étant entrée,
Je fus saluée
Par mère et par sœurs.
Et de suite en suite.
Elles me conàuirent
Jusqu'au fond du chœur.
— Approchez, fillette.
Approchez votre tête Qu' l'on coup' vos cheveux, Qui n' sont que poussière, Et quoique beauté même Il faut les couper.
Adieu, loin du monde !
Tu séduiH, tu trompes, Tes propos sont flatteurs, Tes plaisirs frivoles; Ta faveur s'envole Sur l'aire du temps.
Étant à matines Marchant sur des épines A l'heur' de minuit, Je n'ai qu'une paillasse Plus froide que la glace Qui me sert de lit.
— Adieu, père et mère, Adieu, frères et sœures, Je dois voue quitter.
Cessez tout's vos jileurps C'est pour m'y rendr' sainte Que j'y suis entré.
Je ne sais pas lire.
Mais je m'en vais dire
Un De profundis,
Pour que Dieu nous donne
La sainte couronne
En son paradis.
^^^^mpi^^