Pro - vi - dence ad
ra-ble. Je vous a - dore
ce jour ; Par vo - tre bon té in - ef - fa - ble
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J'en - tre Re - li - gieuse à mon tour. Ah I je suis i-
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ci ca - pa - ble D'ex- pri-mer mou vrai bonheur! Ciel, so-yez moi
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fa - vo - ra - ble ! Tou-te foi parle à mon cœur. Chantée par Marianne Chavanne, 1836, Cœuve.
Aime de l'Etre suprême, Du Dieu de l'Éternité, Il a bien fait voir qu'il m'aime M'élevant par sa bonté.
Je naquis à Grandfontaine', Ainsi le Seigneur voulut, Pour moi vraiment (à) Grand- La fontaine [est] du salut, [fontaine,
D'abord une bonne mère Nous éduqua, deux enfants; Étant morte notre mère, Nous soignrt jusqu'à ce temps, Ainsi le curé aimable Des deux filles il (en) eut soin, Pasteur le plus charitable, II pourvut à nos besoins.
A Dieu donc, la Providence
Pour nous fit son attention;
A toute la vigilance
A notre éducation.
On nous soignit, oncle et tante,
Et toute la pareuté,
Déjà doux soutien, la tante.
Tous parents en sûreté.
Déjà à St-H/ppoli/te
Ah ! mon cœur est tout épris.
Recevez-moi le plus vite.
Pour le monde est mon mépris.
Là, ce n'est que servitude.
Ici n'est que liberté ;
Là, ce n'est que l'inquiétude,
Ici que tranquillité.
'Grandfontaine, village de l'A joie (Berne),
Ij'oii ne peut, l'on ne me porte, ( "est ma propre volonté (Jiii(|iron dit, l'on no me force A ('prouver ma liberté.
Tout était à ma puissance, Je prends celui que je veux.
Je ne rciix [fais] point (de) résistance Je nie consacre eu ces lieux.
Mais, comme les créatures Ne sont que pure vanité, De corps elles sont jiar nature La pure friigilité.
Je renonce à tout le monde, Je vais à Dieu pour toujours, Préférant la paix profonde A la terre, à ses amours.
Clianaonnier Mme Chavannb,
0 retraite solitaire, Tous les jours charme mon cu'ur!
Ni le monde, ni la terre, N'apportent point la douceur.
Dieu seul |)eut me satisfaire, Dieu seul contente mes désirs, C'est à lui que je veux plaire Lui seul fait mou vrai plaisir.
Adieu donc, adieu cher Père, .\dieu sœur, adieu, parents, .•\dieu, monde de misère.
Adieu, folles jeunes gens !
Adieu, richesse mortelle, Le monde est tout votre fruit ; Adieu, le Seigneur m'appelle, Je me donne toute eà lui.
1836, Cœuve (Berne)