Le Démon au bal
B^^rF^^=^— c-c^^
1. V - ne fil - let - te de quinz' ans A - vait l'cœurfier et m('
^MEeÈJ:;E#ë^^pl±tJsg;^^P
chant. Me - nait un' vie trop re- l'ers, Mé - pri-sant son pèr', sa mèr',
fegEgEgE|^^^^^C-=g=Ej=^F^
Leur fai-sant ver - ser des pleurs, Qui leur cau-saientmill' dou- leurs.
Son père était malade au lit, Si doucement il lui a dit:
— Ma fille, me voulez-vous croire Demeurez avec votre mère.
Ne sortez pas^ car j'ai grand' peur Qu'il ne vous arrive un malheur.
— En dépit de votre vouloir Je m'en irai au bal ce soir.
Il est trop tard de m'y reprendre.
Vous ne deviez pas tant attendre.
Vous n'êtes rien que des vieux fous; J'irai, tout en dépit de vous.
Tout en sortant de sa maison,
Elle fut rencontrée du démon,
Qni la poursuit en diligence
Et la mena dedans la danse,
Habillé comme un courtisan,
Tout em;(or(^e'[embrodé] d'or et d'argent.
[Kt] Quand ce vint vers la minuit, On entendit un si grand bruit:
C'était la pauvre misérable, (Qui) jetait des cris épouvantables. Il la serrait dedans ses fers Et la menait droit aux enfers.
Tout en sortant de son logis, Habillée dans ses l)eaux habits.
De gnimpe et de fines dentelles Dont on ne parait que plus belle, Pour s'en aller passer son temps Dans les . . . divertissements.
Vous, jeun's gens qui et' à ^rcsent.
Corrigez donc bien vos enfants, Corrigez-les de si bonne heure.
De peur qu'il n'y arrive un malheur.
Rendez-les tout obéissants A servir Jésus Tout-Puissant.
Chansonnier Joséphine Châdoodez, 1861, Miécourt (Berne)