L'on ne connaît plus les saisons
Elles sont en désordre ; Le printemps n'es* que des frissons.
L'été n'est plus dans l'ordre.
L'automne glace les raisins, L'hiver gèle les arbres; Le laboureur souffre la faim, L'on ne voit que désastres.
9. (5) La guerre on a vu s'allumer Dans tous les coins du monde, Et tous les potentats s'armer Sur la terre et sur l'onde.
Le marchand perd son fond.
L'ennemi le lui enlève.
Un naufrage le lui confond, Ses maux n'ont plus de trêve.
11. (6) Les ouvriers courent vagabonds Pour chercher de l'ouvrage ; La plupart se rendent fripons Et s'adonnent au pillage.
Les enfants sont abandonnés Et mis à la voirie.
Et ces petits infortunés Ne trouvent plus leur vie.
13. (7) Tous les Saints jours sont profanés Par débauches excessives ; La jeunesse aux jeux acharnée.
Et aux danses lascives.
Les père mangent dans un joiir.v Le gain de la semanu-, Foraine et enfants sont sans secours Sans pain et dans la peine.
15. (8) L'on ne voit de la religion Q'une écorce grossière, Chacun vit selon sa passion, Laissant la loi en arrière.