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Kt'ui- (le leur mai - très - se, cel -le (jue j'ai -me tanti
Le plus jeune des trois regrettant bien la sieune, Regrettant bien la sienne, saus pouvoir la quitter. Au bout de six semaines il veut s'en retourner.
Le jeun' soldat s'en va trouver son capitaine:
— Bonjour, mon capitaine, donnez-moi mon coug(': ;
.l"vpux aller voir ma mie, cell' que j'ai tant aimé'.
Capitain' lui répond commewÉ [comme un] brav' homni' de guerre: — Apporte ici tes armes; tiens ton joli pass'porl, Va-t'en voir [ta] Nanette, tu reviendras d'abord.
Le jeun' soldat s"en va au pays de la belle, S'en va jouant musique, tambour et violon, Pour réjouir la belle, le cœur de la.Nanon.
Le jeun' soldat s'en va au château de la belle:
— Bonjour, père | et mère, frères, sœurs et parents,
Sans oublier la belle, celle que j'aime tant !
Le père lui répond tout en versant des larmes:
— Tu viens voir la Nanette; Nanett' n'est pas ici; Son corps est ^o.<e [repose] en terre, son âme en paradis.
— Venez donc me montrer le tombeau de Nanette. Est-ile donc possible, est-ile donc permis
t^ue ma mie soit morte (aprô's) [et] l'avoir tant clicri'!
Le jeuu' soldat s'en va trouver son capitaine: — Bonjour, mon capitaine, me voilà de retour: Puisque la belle est morte, je servirai toujours!
Dieu, béni' soit sa mort. Dieu, maudi' la guerre! Dieu, maudi' soit la guerre oii moi je suis allé, Pour perdre ma maîtresse, pour jamais la r'trouver! Chantée par Mlle Ida Buthey, 1891, FuUy. — Ohans. de Mme Christine Buthey, Fully.
Voici une version tronquée du Val d'Auniviers qui commence à la 3e strophe des autres leçons:
— Bonjour, mon capitaine, donne-moi mon passeport. Pour aller trouver Adèle, celle que mon cœur aime tant. Le capitaine lui dit comme un brave homme de guerre:
— Voilà ta carte blanche et ton joli passeport. Va-t'en trouver Adèle, celle que ton cœur aime tant.
Jeune dragon s'en va tout en versant des larmes:
— Bonjours, père et mère et tous mes parents. Sans oublier Adèle, celle que mon cœur aime tant.
— Ton Adèle elle est morte, elle n'est plus ici.
Son corps est dans la terre; va-t'en au service du roi.
Jeune dragon s'en va pleurer sur la tombe d'Adèle:
— Bonjour, ma chère Adèle, voudrais-tu me parler?
Je voudrais tant t'embrasser du plus profond de mon cœur.
Adèle lui répond: — Ma bouche est pleine de terre, Ma bouche est pleine de terre, tes yeux sont pleins d'amour. Va-t'en soldat de guerre, au service du roi.
Jeune dragon s'en va tout en versant des larmes: — Il y a-t-il sur la terre plus malheureux que moi? Passer sa vie sur terre au service du roi! Cb;ui8. de 1910, ^Nllle Béatrice Epiney, 1895, St. Jean (Anniviors).
Moderato
IL Jura
D. Trop tard
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