‹ Les chants de l'Église latineChapitre 28 sur 78 · CV · texte numérisé non relu

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Jean baptisait depuis longtemps, quand Jésus commença à remplir sa mission. Jeanavait donc accumulé contre lui-même plus de haines que Jésus ; c’est lui qui succomba le premier. Il y avait alors, et il existe encore aujourd’hui, deux races de Juifs, la race blanche, aux cheveux blonds et bouclés, la race brune, aux cheveux noirs et crépus, au nez assyrien. La première habitait principalement la Galilée ; elle accueillait sans peine la prédication de Jean et celle de Jésus. L’autre avait pour centre Jérusalem, pour représentants les pharisiens et les successeurs de Saddoc. Le tétrarque Ilérode-Antipas,

LE GRAND DRAME

prince oriental, vrai sémite, quoiqu’il portât un nom grec, était gouverné par les femmes. C’est elles qui exigèrent et obtinrent de lui l’assassinat de Jean Baptiste. On lui trancha la tète et la danseuse, tille d’Hérodiade, se la fit apporter sur un plat pendant le festin.

Les petits enfants avaient été les premiers martyrs du salut. Jean Baptiste fut le second. Mais à chaque immolation, la doctrine nouvelle avançait d’un pas et un chant de victoiie retentissait dans la Judée.

XIII. — « Saint, Saint, Saint, le Seigneur Dieu des armées célestes. Les cieux et la terre sont pleins de ta gloire. Hosanna au haut des cieux. Béni celui qui vient au nom du Seigneur. Hosanna au haut des cieux. »

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