XVII. Ant. du Dimanche de la Passion. P
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La haine allait croissant. Déjà Pilate avait fait mettre à mort des Nazaréens. Les Pharisiens murmuraient, les Juifs avaient voulu lapider Jésus. Jésus, menacé de mort, annonçait déjà sa passion : Marie, sœur de Lazare, l’avait parfumé. Lui-mômc avait pleuré sur Jérusalem, dont il prédisait la destruction.
L’hostilité contre Jésus fut portée à son comble par son entrée triomphale dans Jérusalem. Des gens du peuple, des femmes, des enfants l’avaient reçu comme un envoyé de Dieu, portant des feuillages et chantant hoschiama. Ce mot, qui veut dire salva,qtiœso,ne devait s’adresser qu’à Dieu et seulement dans la fête des Tentes ou Tabernacles. Les hommes qui connaissaient la Loi virent dans cet accueil un effroyable
blasphème et la chute prochaine du Temple. C'est pourquoi dès lors il fut décidé que Jésus serait mis à mort et que toute sa secte serait humiliée dans sa personne. Quand l’aveuglement s’empare d’un peuple, rien ne peut plus lui ouvrir les yeux. Donc,
XVIII. « Le fils de l’homme sera livré aux gens du peuple, il sera raillé, il sera fouetté ; on crachera sur lui. Et quand ils l’auront fouetté, ils le tueront. Et le troisième jour, il ressuscitera. »
XIX. — « On tuera le Christ. Et ce ne sera plusson peuple, celui qui l’aura renié. »