‹ Les chants de l'Église latineChapitre 48 sur 78 · XXXVIII. Ant. de la Toussaint , P · texte numérisé non relu

XXXVIII. Ant. de la Toussaint , P

Apocal. 7, 9.

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LE DRAME DE LA MORT

Les funérailles des chrétiens furent clandestines et confinées dans les catacombes pendant les trois premiers siècles, du moins en pays latin. On n’y chantait que des psaumes et des antiennes; le chant fleuri et les hymnes n’y furent ajoutés qu’après le baptême de Constantin en 324. A partir de cette date les funérailles furent publiques : l’existence d’une messe des morts est constatée dans les Confessions de saint Augustin (IX, 12).

Il n’y a pas d’hymnes dans cet office. Il n’y a pas non plus d’alleluia, si ce n'est dans l’office des petits enfants. Les autres éléments liturgiques s’y trouvent. Par conséquent, comme les offices de l’Église en général, celui des Moils s’est accru peu à peu par des intercalations. Il oflre même plusieurs chants relativement modernes, le Dies irœ du xiii c siècle, le Libéra de la même époque, le Salve Rejina, le Lanyuentibus et d’autres morceaux encore plus récents (1).

Quand on élimine ces compositions surajoutées, il icsle un fond de musique et de poésie sur lequel se détachent, comme des bas-reliefs vivants, les sombres réalités de la

(1) Prfesquô tous les morceaux cités dans ce chapitre sont tirés de l ’Office des Morts, publié a Versailles en 1834. La forme dramatique n’est lias dans le fiituel ; elle est destinée à faire ressortir le sentiment musical des morceaux.

mort et les splendeurs du paradis. Le drame est en trois actes.

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