‹ Les chants de l'Église latineChapitre 70 sur 78 · JJ · texte numérisé non relu

JJ

et ad- o- ra-ve-runt De - um.

fa - ci- es su - as

et ad - o- ra-ve-runt De - um.

Salve f llegina. V. 22.

XIV. — « Salut, reine, mère de miséricorde, notre vie, notre douceur et notre espérance, salut. Vers toi nous crions, fils d’Ève exilés ; vers toi nous soupirons, gémissants et pleurants dans cette vallée de larmes. Allons, notre avocate, ces regards miséricordieux, tourne-les vers nous. Et Jésus, le fruit béni de ton ventre, après cet exil montre-le nous. O clémente, ô bonne, ô douce vierge Marie. »

Auteur : Hermann Contractus, 1040.

La fin, depuis O : saint Bernard, 1146.

Sal¬

ve, Re- gi-

ma-ter mi-se- ri- cor

di- æ.

ta dul-

ce-

do

et spes no-

stra, sal-

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ve.

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te cia-

ma-

mus

ex- u- les

fi- li-i E-

ad

te Bus-pi- ra- mus ge-men- tes et tien- tes,

in hac la- cry-ma- rum val- le.

MORCEAUX DIVERS

Ei

a er-go ad-vo- ca- ta no-stra,

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tu- - os mi- se- ri- cor- - des

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H rt

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Et

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Je-sum be- ne- di- ctum fructum ventris tu

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II e Répons du Samedi-Saint.

Le répons Jérusalem surge , dont nous donnons ici la musique en plain-chant, la réduction et l'analyse, est un des vingt-neuf répons de la Semaine sainte. Nous le donnons comme un exemple démonstratif de la possibilité et de l'avau-

tage qu'on trouve à dégager les mélodies simples des morceaux fleuris qui les contiennent.

Ce qui frappe dans ce morceau, c’est le rôle important qu’y jouent les notes à queue. Elles ne font pas partie des mélismes ; elles les séparent et leur donnent des points d’appui. C’est donc les notes à queue qui représentent la charpente mélodique de ce répons.

Parmi les notes carrées, celles qui appartiennent essentiellement à la mélodie sont mises sur une syllabe du texte, par exemple le fa et le la sur les syllabes ru et sa du mot Jérusalem; ces notes sont toujours distinctes des groupes mélismatiques.

Quant aux losanges, elles sont toujours comprises dans des mélismes.

Ces faits reconnus, on voit que la mélodie du répons est fournie par les notes à queue, au nombre de 44, et par les notes carrées essentielles au nombre de 51, plus 2 carrées longues aux intonations. Le nombre total des notes du morceau étant de 173, il y en a 76 pour les fioritures.

Exécuté en plain-chant, tel que le donnent les manuscrits, ce répons ressemble à beaucoup d’autres airs, parce que ses mélismes sont ceux que l’on rencontre partout. D’ailleurs les losanges y constituent des logaèdes qui donnent à

l’air un mouvement sautillant, peu d’accord avec les paroles.

Après la réduction, telle qu’elle se trouve réalisée ici, on a sous les yeux une mélodie bien suivie, du plus grand caractère et d’une admirable expression.

La composition des vingt-neuf répons est la même : un chant principal, puis un verset, après lequel on reprend la fin du chant. Ces trois portions de la mélodie sont liées entre

MORCEAUX DIVERS

elles, ainsi que les paroles du texte. Le tout forme une œuvre d’art bien conçue et satisfaisante pour l’esprit. Comme les mêmes résultats sont obtenus pour tous ces répons, leur ensemble nous rend une œuvre d’art de premier ordre, où la variété mélodique s’unit à la noblesse de l’inspiration.

Samedi-Saint, 2* Répons. Antiph., p. 256.

Traduction libre pouvant être chantée :

« Jérusalem,lève-toi ; dépouille-toi des vêtements de la joie; recouvre-toi de cendre ; revêts-toi d’uncilicc. Car ton peuple a mis à mort le Sauveur d’Israél. — f. Répands comme un torrent tes larmes, le jour et la nuit; et que le sommeil ne ferme plus tes yeux. — Car ton peuple a mis à mort le Sauveur d’Israél. »

Je-ru- sa-lem, sur - ge. et ex- u- e te

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