XXL — ALTÉRATIONS. — SIGNES ACCIDENTELS
Les altérations sont des changements de son que l’on fait subir aux notes.
Il y a trois signes d’altération :
Le dièse % qui élève d'un demi-ton
Le bémol b qui baisse d’un demi-
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le son de la note qu’il précède. j tonie son de la note qu'il précède.
Le bécarre tj qui détruit l’effet du dièse ou du bémol, en rétablissant dans son état naturel la note diésée ou bémolisée.
Les dièses et les bémols qu’on trouve dans le courant d’un morceau sont appelés signes accidentels ou accidents. Leur action ne dépasse pas la mesure dans laquelle ils sont placés, et elle s’étend sur toutes les notes de même nom.
Exercice oral. — Combien y a-t-il de signes $ le dièse ? le bémol? le bécarre ?— Qu’appelle-t-on d’altération? Nommez-les. — Quelle influence a j signes accidentels ? — A quoi se borne leur action ?
Les Loups et les Brebis
Moderato
hj -
PH
A près mil - le ans et. plus de guer.re dé.cla-
ré . e Au ber. c ai 1 re.vien-dra du bois le plus é .. pais.
« Plus de sang répandu ! chez nous plus de carnage ! Jouissez à loisir des champs et de leurs biens. Mais puisque vous aurez paisible pâturage,
Nous vous prions, ô sœurs,de renvoyer vos chiens »
Dans le camp des brebis on hésite, on discute.
Un mouton beau parleur entraîna le troupeau.
« Tous nos chiens, cria-t-il, aiment fort la dispute, Et parfois de leurs dents entament notre peau.
« A nous trop surveiller leur zèle les emporte. Ils gênent nos ébats, contraignent nos désirs. Vive la liberté ! qu’on les motte à la porte,
Et nous pourrons alors goûter tous les plaisirs. »
Ainsi dit, ainsi fait. — O frivole jeunesse,
C’est pour vous que j’écris ! — On renvoyales chiens. Et les loups aussitôt, oubliant leur promesse, Mangèrent les moutons demeurés sans gardiens.
Paroles de Jean de La Source.
LES PETITS é 'MALHEUREUX
Moderato Espressiy o
Sur les blancs che-mins qui' vont des vil - lages
Pb
tf
Vers les murs loin - tains du brillant Pa - ris,
ft
WM
De pe - tits en - fants font de grands vo - yages : Ah ! qu’ils ont du mal,
fih
les pauvres a - mis . Un bâton nou - eux,
un vieux sac sans linge,
~TT
Forment tout leur
a - vec ce - pen - dant Quelqiie hôte aus - si,
marmotte ou bien singe ;
Allegro Scherzo
ït
C’est leur ga - gne - pain
Hioup ! tra la, la, la, Hioup ! la, la, Danse, Jack, on nous donn’ra
Hioup 1 tra la, la, la, Hioup ! la, la. Un p’tit sou par là I
Sur un tambourin parfois l’enfant tape,
Ou tourne une vielle au son pleurnicheur ;
Du même refrain marquant chaque étape,
Il s’en va chantant, — la mort dans le cœur.
Car la route est longue et la bise froide,
Et souvent l’hiver, au bord des talus,
On trouve l’enfant ou le singe roide ;
L’un grimace encor, lui ne chante plus. (Refrain.)
Us sont réunis ; la crainte importune Bien loin d’eux a fui, mais il était temps !
O vous qu’au berceau dota la fortune,
Gravez ce conseil en vos cœurs d’enfants :
Quelquefois aussi, bonne Providence,
Vous les protégez !... Dans nos carrefours,
L’un chante si bien, l’autre si bien danse,
Qu’ils voient luire enfin de plus heureux jours. Du hameau natal l'enfant prend la route,
Le bissac garni, mais le cœur tremblant :
S’il allait, hélas ! — quel horrible doute ! —
Ne plus retrouver sa mère au front blanc. ( Ref .) [i]
A tout malheureux, à toutes misères,
Donnez des deux mains : à Dieu c’est prêter ; Mais donnez surtout, pensant à vos mères, Quand sur le chemin l'on viendra chanter : (Ref.)
Paroles de Georges Haurigot.
(1) Au dernier vers du 3« refrain, dites « des baisers » au lieu de (( un p’tit sou ».
41, — <£e Renard et le (Bouc
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