Fer! une moisson parue D’un pays solde la rançon
Te mettra-t-on à la charrue Comme soc ou comme étançon?...
— Forgeron ! l’erreur est vulgaire ; Tu forges la faux de la guerre,
Qui détruira toute moisson, [bis.)
4. « — O Fer! seras-tu la croix sainte Où Dieu saigne éternellement,
Que les mères, folles de crainte, N’implorent jamais vainement?...
— Forgeron! pourquoi ces chimères?
Tu forges les larmes des mères Qui prîront le ciel inclément. (Ms.)
lier- Au bruitdu marteau ré. gu. lier
5. « — O Fer! sois clocher de village ! Le temps est clair, l’air embaumé...
Tu chanteras, dans un nuage,
Le doux retour du mois de mai ! »
— Forgeron ! l’Orient frissonne !
Tu forges le battant qui sonne Le long tocsin de l’opprimé, (bis.)
6. « — O Fer! tu serviras sans doute Au savant qui trace un chemin,
Pour faire une nouvelle route Ouverte à tout le genre humain !...
— Forgeron ! le hasard est maître.
Tu forges un boulet, peut-être,
Qui tûra ce savant demain, (bis.)
7. « — O Fer ! dans sa bonté profonde, Dieu te garde un destin plus beau :
Au nouveau-né qui vient au monde, Tu pourras servir de berceau !...
— Forgeron ! la bataille est proche; Hélas! tu forges la pioche Quicreuseraplusd’untombeau.»(èâs\)
Paroles de Albert Delpit.
La Ire Strophe sera chantée à l’unisson par tous les élèves. — Les six autres forment un dialogue, et peuvent être exécutées par deux groupes d’élèves: le premier groupe dira les quatre premiers vers, et le second les trois derniers.