‹ Les chants de l'enfanceChapitre 53 sur 88 · Fer! une moisson parue D’un pays solde la rançon · texte numérisé non relu

Fer! une moisson parue D’un pays solde la rançon

Te mettra-t-on à la charrue Comme soc ou comme étançon?...

— Forgeron ! l’erreur est vulgaire ; Tu forges la faux de la guerre,

Qui détruira toute moisson, [bis.)

4. « — O Fer! seras-tu la croix sainte Où Dieu saigne éternellement,

Que les mères, folles de crainte, N’implorent jamais vainement?...

— Forgeron! pourquoi ces chimères?

Tu forges les larmes des mères Qui prîront le ciel inclément. (Ms.)

lier- Au bruitdu marteau ré. gu. lier

5. « — O Fer! sois clocher de village ! Le temps est clair, l’air embaumé...

Tu chanteras, dans un nuage,

Le doux retour du mois de mai ! »

— Forgeron ! l’Orient frissonne !

Tu forges le battant qui sonne Le long tocsin de l’opprimé, (bis.)

6. « — O Fer! tu serviras sans doute Au savant qui trace un chemin,

Pour faire une nouvelle route Ouverte à tout le genre humain !...

— Forgeron ! le hasard est maître.

Tu forges un boulet, peut-être,

Qui tûra ce savant demain, (bis.)

7. « — O Fer ! dans sa bonté profonde, Dieu te garde un destin plus beau :

Au nouveau-né qui vient au monde, Tu pourras servir de berceau !...

— Forgeron ! la bataille est proche; Hélas! tu forges la pioche Quicreuseraplusd’untombeau.»(èâs\)

Paroles de Albert Delpit.

La Ire Strophe sera chantée à l’unisson par tous les élèves. — Les six autres forment un dialogue, et peuvent être exécutées par deux groupes d’élèves: le premier groupe dira les quatre premiers vers, et le second les trois derniers.

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