‹ Les chants de l'enfanceChapitre 71 sur 88 · h — l'y— îh · texte numérisé non relu

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On m’a ra . con.té qu’u.ne fois Vi.vait il . ne pe.ti .te

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Aussi l’appelait- on partout Cha.pe.ron ouCha.pe.ron rou - . gè

Or, sa maman lui dit un jour :

En ton panier mets ces galettes Et ces œufs, dans la basse-cour Tout frais pondus par nos poulettes.

Porte-les à ta mère grand :

Tu sais qu’elle en est fort gourmande!.. Mais reviens-nous toujours courant,) .

De peur que papa ne gourmande. rls'

D’abord la fillette trotta,

Et puis, pour cueillir la noisette, Dans le bois elle s’arrêta; Coupable oubli, folle amusette!

Elle jouait, quand, tout à coup, Une voix dit : bonjour, la belle'!..

Hélas, hélas! c’était un loup Qui surgissait à côté d’elle.

bis.

— Très bien, ma mie, et dites-moi,

En sa maison grand’mère est seule?

— Toute seulette, sur ma foi!

Adieu, je vais chez mon aïeule. »

Elle partit, mais le grand loup,

A travers bois coupant bien vite, Arriva, sans courir beaucoup, i Longtemps avant... Pauvre petite! \ bls‘

Un peu souffrante, mère grand Se dorlotait dans sa couchette.

Le monstre arrive, la surprend,

En un moment l’affaire est faite :

Il la déchire, il boit son sang,

Il la dévore à pleine bouche.

Puis sans remords, sous le drap blanc, \ g. Madras au front, le loup se couche. f ^

La pauvre enfant ne savait pas Que les loups ont la dent féroce.

« — Où vous portent vos jolis pas?

Dit celui-ci d’une voix fausse.

— Là-bas, là-bas, toujours courant.

Je vais avec mes deux galettes :

C’est, voyez-vous, pour mère grand, ) , . Comme ces œufs de nos poulettes./ 5

L’instant d’après, notre chaton D’un doigt léger gratte à la porte.

« — Qui frappe là? dit le glouton.

— C’est Chaperon ! Je vous apporte Un bon goûter qui vous plaira.

— Eh bien, tire la chevillette,

Et la bobinette cherra. » \ >

Elle entra, la pauvre fillette ! i

— Et quelle bouche, et quelles dents!

— C’est pour croquer plus à mon aise Tous les Chaperons imprudents :

Tiens, tiens, tiens, tiens, petite niaise !.. » Hélas! en vain criait l’enfant :

Se jetant sur la brebictte,

Le loup la mange en un instant, i Si bien qu’il n’en resta miette, i UIS'

Le loup lui dit, bandit adroit :

« — Pose ton panier sur la huche, Puis dans le feu, car il fait froid,

Mets au plus tôt la grosse bûche,

Et près de moi viens te coucher... »

L’autre obéit, et le pauvre ange Presque aussitôt ne peut cacher ?

Que mère grand lui semble étrange, j5.

— Ma mère grand , ah ! quels grands bras!

— C’estpourmieux t’embrasser, ma fille.

— Et quels grands yeux sous ton madras !

— C’est pour mieux voir, ô ma gentille !

— Quelles oreilles, mère grand !..

— En mon printemps c’était la mode.

— Tes jambes... leur longueur surprend) . .

— Pour bien courir, c’est fort commode-! 0lS *

Paroles de Georges HaiirigOt.

Ce morceau peut être chanté en marquant le pas ou en marchant.

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