h — l'y— îh
■ fr\ ™ o
irliy au
On m’a ra . con.té qu’u.ne fois Vi.vait il . ne pe.ti .te
-yïthî î
Aussi l’appelait- on partout Cha.pe.ron ouCha.pe.ron rou - . gè
Or, sa maman lui dit un jour :
En ton panier mets ces galettes Et ces œufs, dans la basse-cour Tout frais pondus par nos poulettes.
Porte-les à ta mère grand :
Tu sais qu’elle en est fort gourmande!.. Mais reviens-nous toujours courant,) .
De peur que papa ne gourmande. rls'
D’abord la fillette trotta,
Et puis, pour cueillir la noisette, Dans le bois elle s’arrêta; Coupable oubli, folle amusette!
Elle jouait, quand, tout à coup, Une voix dit : bonjour, la belle'!..
Hélas, hélas! c’était un loup Qui surgissait à côté d’elle.
bis.
— Très bien, ma mie, et dites-moi,
En sa maison grand’mère est seule?
— Toute seulette, sur ma foi!
Adieu, je vais chez mon aïeule. »
Elle partit, mais le grand loup,
A travers bois coupant bien vite, Arriva, sans courir beaucoup, i Longtemps avant... Pauvre petite! \ bls‘
Un peu souffrante, mère grand Se dorlotait dans sa couchette.
Le monstre arrive, la surprend,
En un moment l’affaire est faite :
Il la déchire, il boit son sang,
Il la dévore à pleine bouche.
Puis sans remords, sous le drap blanc, \ g. Madras au front, le loup se couche. f ^
La pauvre enfant ne savait pas Que les loups ont la dent féroce.
« — Où vous portent vos jolis pas?
Dit celui-ci d’une voix fausse.
— Là-bas, là-bas, toujours courant.
Je vais avec mes deux galettes :
C’est, voyez-vous, pour mère grand, ) , . Comme ces œufs de nos poulettes./ 5
L’instant d’après, notre chaton D’un doigt léger gratte à la porte.
« — Qui frappe là? dit le glouton.
— C’est Chaperon ! Je vous apporte Un bon goûter qui vous plaira.
— Eh bien, tire la chevillette,
Et la bobinette cherra. » \ >
Elle entra, la pauvre fillette ! i
— Et quelle bouche, et quelles dents!
— C’est pour croquer plus à mon aise Tous les Chaperons imprudents :
Tiens, tiens, tiens, tiens, petite niaise !.. » Hélas! en vain criait l’enfant :
Se jetant sur la brebictte,
Le loup la mange en un instant, i Si bien qu’il n’en resta miette, i UIS'
Le loup lui dit, bandit adroit :
« — Pose ton panier sur la huche, Puis dans le feu, car il fait froid,
Mets au plus tôt la grosse bûche,
Et près de moi viens te coucher... »
L’autre obéit, et le pauvre ange Presque aussitôt ne peut cacher ?
Que mère grand lui semble étrange, j5.
— Ma mère grand , ah ! quels grands bras!
— C’estpourmieux t’embrasser, ma fille.
— Et quels grands yeux sous ton madras !
— C’est pour mieux voir, ô ma gentille !
— Quelles oreilles, mère grand !..
— En mon printemps c’était la mode.
— Tes jambes... leur longueur surprend) . .
— Pour bien courir, c’est fort commode-! 0lS *
Paroles de Georges HaiirigOt.
Ce morceau peut être chanté en marquant le pas ou en marchant.