AFIN QUE L'IDÉE DE LA RACE PRÉSIDE A TOUS LES ACTES DE LAMOUR
Cependant au milieu de ces folles délices,
Dont vous serez saisis, Homme et femme, ah ! sachez et comprenez ceci : Que la fécondité qui vous assemble ici
Largement resplendisse !
Il convient que l'amour garde Ihorreur sacrée
Du mystère divin, Car autrement tout sombre en le vague et le vain, Et seuls sont beaux les corps que le désir étreint
Dans l'union qui crée î
Conservez donc présente en vous cette pensée.
Dites-vous que toujours Un vaste enfantement doit sortir de Lamour : Sinon que tout périsse et Tépi et le jour
Et la nuit dispersée !
Que tout soit dissipé, l'azur, le bruit des mondes
Le mouvement des vents, Les baisers échangés par les globes vivants. Les roses des jardins, les aurores levant
Leurs couronnes profondes !
Que l'astre en bondissant s'éteigne et tourbillonne
Comme un bloc refroidi !
Que roulant vers la nuit tout soit anéanti, Gomme ces grandes eaux dont le flot retentit Dans les ombres qui tonnent !