UL' L'ON SE FÉLICITE DES MAUX SUBIS
Puisqu'il faut sur la terre, hélas, que les uns pleurent
Quand les autres sont gais, Je vous rends grâces, certe, ô Seigneur, qui m'avez Choisi pour supporter ce malheur et ranger,
Jusqu'à ce que je meure.
J'endurerai la peine imprévue et constante,
Acceptant ce qui vient.
Je subirai les maux sans plainte, sachant bien Qu'ils ne me sont pas dus, que ce n'est pas mon bien
Cette charge pesante.
Je porterai mes maux comme un bon petit àne
Qui va par le chemin ; Sous sa charge accablante il garde un air bénin Et puis pour se distraire il mâche le jasmin
Ou le bois du platane.