‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 38 sur 140 · SUR CE FAIT QUE LE RICHE A TOUJOURS UXE SUPÉRIORITÉ SUR LE PAUVRE · texte numérisé non relu

SUR CE FAIT QUE LE RICHE A TOUJOURS UXE SUPÉRIORITÉ SUR LE PAUVRE

Prendrais-tu tous les fruits de tes greniers fertiles

Afm de les donner, Couperais-tu la rose où l'éclair a tonné Et le myrthe orageux de parfums couronné

Qui fleurit dans les îles !

Répandrais-tu l'encens, les guirlandes, les perles

Au pacifique éclat, Tous les trésors dorés que tu ne connais pas, Tous tes biens amassés dont le flot roule et bat

Gomme une mer déferle !

Ferais-tu cette chose et d'autres que j'ignore.

Et serais- tu très bon, Que dans l'éblouissement de ton vaste abandon Tu connaîtrais, hélas ! un plaisir plus profond

Qu'aucun autre homme encore !

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