SUR CE FAIT QUE LE RICHE A TOUJOURS UXE SUPÉRIORITÉ SUR LE PAUVRE
Prendrais-tu tous les fruits de tes greniers fertiles
Afm de les donner, Couperais-tu la rose où l'éclair a tonné Et le myrthe orageux de parfums couronné
Qui fleurit dans les îles !
Répandrais-tu l'encens, les guirlandes, les perles
Au pacifique éclat, Tous les trésors dorés que tu ne connais pas, Tous tes biens amassés dont le flot roule et bat
Gomme une mer déferle !
Ferais-tu cette chose et d'autres que j'ignore.
Et serais- tu très bon, Que dans l'éblouissement de ton vaste abandon Tu connaîtrais, hélas ! un plaisir plus profond
Qu'aucun autre homme encore !