‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 42 sur 140 · LE MYSTERE DE LA FEMME · texte numérisé non relu

LE MYSTERE DE LA FEMME

Fout est mystérieux ; je le sais : l'ombre est noir«:^; Et jai surpris souvent des spectres sous les ifs. Faut-il nier ? Je l'ignore. Est-il si bon de croire ? Je ne puis pas le dire, ayant Tesprit craintif.

Le roc vit ; le bois tremble ; il est plein de ta gloire, 0 Diane ! Et Vénus parait près des récifs. L'àpre écume a blanchi les pans du promontoire Qu'agite encorlecri des antiques captifs.

Tout est sombre, ô forêts ! ô moûts tout est sinistre ! Et je songe, envahi des transports de Caystre, l^t plein d'efîarement mon horreur est sans fond !

Car tout être est le spectre ici d'un dieu profond. Et nul ne le connait ; mais nul surtout, o femme. Ne sait quel rêve obscur ilotte à travers ton âme.

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