LE DESTIN
Dans un monde où jamais n'ont lui les Dioscures, Que la foudre a fendu, que ses traits ont percé. Epouvantant la nue et les ombres obscures, Tu marches, ô héros, de tristesse épuisé.
Tu tires ton manteau du flot de tes blessures Puis l'œil hagard, tragique,. et l'aspect convulsé, Tes cris vont ébranler toutes les nuits impures
De l'horreur qui palpite en ton esprit brisé.
Mais, d'effroi, tout à coup, ma tète se hérisse Quand je te vois, trempé tout entier de ton sang. Déjà prêt pour l'horrible et divin sacrifice I
Car telle une victime à la mort condamnée, Tu vas gémir, hélas ! et d un front blémissa Heurter l'airain sacré des noires destinées !