SEPTIÈME TABLEAU
CHABLOTTE.
Ds viennent d'achever ma dernière toïlelle; L'échafaud est dressé, le peuple attend ma tête ; Ilfaut partir... Je touche au moment redouté Où l'âme avec terreur s'ouvre à l'éternité.
Pourtant aucun effiroi dans mon sein ne pénètre ; Il ttie sèiû!blè àujôurdTiùi que iiiouïîr c'éSt Renaître; Que tous les nobles cœurs doivent se retrouver, Que les biens qu'ici-bas l'on n'a fait que rêver ,^ Bonheurs évanouis, espérances brisées,
Attendent nos esprits dans les Champs-Elysées ^ Oh ! nous ne sommes pas séparés pour jamais, Ma sœur, mon père et toi. . . que peut-être j'aimais ! Mes lettres vous diront la paix de mes pensées, Et, si vous y trouvez quelques larmes versées, C'est votre souvenir qui m'attriste en partant ; Je vous quitte à regret, ô vous que j'aime tant ! Mais ne me pleurez pas, ma carrière est remplie ; Un héroïque jour vaut une longue vie ; J'ai vécu, j'ai goûté tous les grands sentiments ! Je m'en pénètre encore à mes derniers moments. Et je sens avec eux mon âme me survivre.