‹ Les chants métriquesChapitre 32 sur 33 · là^^^M · texte numérisé non relu

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Ut que- ant la- xis re-so-na-re li-bris Mi- ra ge- slo- rum

fa-mu- li lu- 0- rum, irol- ve pol- lu- li la- bi- i re- a-tum,

San-cte Jo- annes.

Te ge- tli- eiilem gau- di- ia, Te sauci- am do- lo- ri-bus, Te

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\uiji amictam glo- ri- a, 0 Vir- go Ma- ter, pan- gimus.

Dans celte hymne, les syllabes hypermétriijues ou survenantes abondent, particulièrement dans la 4« strophe. L'élision franche est le procédé le plus facile, sinon on décomposera la valeur de la note. Ce ne sera pas sans nuire à la mélodie gracieuse par elle-même, mais qui peut devenir sautillante.

Ca;- le-slis ui'bs Je^ ru- sa-lem, Be- a-ta pa- cis vi- si- o, Quœ

ocl- sa de vi- ven- ti-bus Sa- .\is ad a- slra lol-le- ris.Spon-sae-que ri- lu

cinge-iis Mil-Ze An-ge-lo- rum mil- li-bus.

Pourcjuoi la Vaticane, où l'on a multiplié les mélodies des hymnes, omet-elle celle (|ue les éditions de chant ont donnée jusqu'ici? La mélodie qui vient d'être transcrite est assurément très honnête personne, mais fort commune. Autrement caractérisée, vivante et populaire est celle que l'on était accoutumé de chanter. C'est un air à refrain. Qu'un soliste ou un petit groupe

96 REVUE DES HYMNES LES ILUS USITÉES

dise les vers impairs, et que la masse du chœur reprenne les vers pairs qui sont le refrain, et l'on verra l'intérêt de cette pièce du genre de nombreux chants populaires.

Ca?- le- slis urbsJe- ru- sa-lem,Be- a- la pa-cU vi- Refraiv

si- 0. Quae ^ Solistes.

StC-que ri- lu cin- ge- ris Mil- /e Ange- lo-rum mil- li-bu;.

Tel- lus et a- sira con- ci- nunt.

La mélodie du dernier vers est bien charg^ée. Combien meilleure est la leçon des précédentes éditions bénédictines, qui à ce vers, comme aux autres, compte huit pieds et non pas neuf.

Tel- lus et a- stra conci-nunt.

La phrase finit sur le ré, et le petit ornement hors cadre, mais dont l'art musical offre tant d'exemples, s'explique bien et fait deux temps supplémentaires.

REVUE DES HYMNES LES PLUS USITÉES

De- iH, tu- 0- rum mi- li-lum Sors, et co- ro- na,

cri-mi- nis.

Cette mélodie était alTectée, dans les précédentes éditions, à l'hymne des Vierges : Jesii, corona virginum, à laquelle elle semble mieux convenir qu'à celle des Martyrs. Sa modulation et son r^'thme rappellent les théories et les danses sacrées des chœurs de jeunes filles. Ce chant pourrait s'exécuter en rythmique tonique ; mais les finales des 2'^ et 3° vers ne s'adaptent bien qu'à la forme métrique, si l'on ne veut pas dépasser le nombre normal des temps et des pieds.

Sancto-rum me-ri-ti? inriy-la gaudi- a Panpamiis so-ci- i,

ges-taque for- ti- a : Glis- cens fert a- ni-mus pro-nie- re can-ti- bus

Cette mélodie ne suit pas la forme asclépiade métrique, mais concorde avec les accents, comme si ces vers étaient sim plement vers toniques ou accentués.

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