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Les chapitres cathédraux en France

On connaît le savant traité de M. le chanoine Pelletier : Des Chapitres cathédraux en France devant VEglise et devant VEtat. Travail historique et critique sur le rétabhssement des Chapitres depuis 1801, cet ouvrage, écrit il y a plus de vingt ans, avait pour but d'amener une réforme radicale dans l'organisation des corps capitulaires et le retour au droit commun « trop abandonné dans cette reconstitution (1). »

Différente est notre entreprise, autre l'aspect sous lequel nous voulons considérer et faire connaître nos chapitres cathédraux. Aux maîtres en droit canonique nous laissons les discussions et lesquestions juridiques. C'est par un côté nouveau que nous prenons la matière et voudrions la fixer. — A défaut d'autre mérite, ce travail aura du moins celui de la nouveauté... et, peut-être, vu les circonstances, celui de l'à-propos.

Les révolutions ont modifié et même anéanti ces vénérables chapitres. De nouvelles comphcations peu-

(1 ) î>es Chapitres cathédraux en France devant VÈglise et devant État, par M. l'abbé Victor Pelletier ; Paris, Jacques LecolTre, in- 8°, 1864.

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vent, dans un temps assez prochain, amener encore leur suppression... Ils sont gravement menacés.

Ils reviendront. Mais alors où trouver ce qu'ils auront été ?

Qui s'enquiert aujourd'hui de l'origine des corps capitulaires et de leur vie jusqu'à la grande Révolution française ? Qui lit les savants écrits des Thomassin, des Ghaponel, des Martène, des Du Molinet, des de Vert, et des liturgistes et canonistes modernes?

Voilà soixante-dix ans passés que ces institutions ont été rétablies, réorganisées, et nul n'a songé à relater leur mode d'existence, leurs vicissitudes, à en faire ce que nos ancêtres auraient appelé le « pouriraict. >'

Ces pages tendent à combler une telle lacune.

Dans une dissertation préliminaire nous disons ce que turent jadis les chanoines, principalement en France ; ce qu'ils sont devenus. C'est la partie rétrospective de notre travail, l'analyse du passé, le résumé aussi bien des constitutions apostohques que des conciles et des écrits les plus doctes, les plus autorisés, sur la matière.

Pour ce qui concerne nos chapitres depuis leur rétablissement en 1S02, nous croyons les avoir suffisamment dépeints en donnant de chacun d'eux une Notice, la description du Coutume choral, iQvwâ Sceaux et Ay^molries. — C'est la division énoncée en soustitre et tout le plan de ces études que, dans le goût

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