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BESANÇON

Vesmitio.

Notice, — On peut, avec certitude, faire remonter l'origine de ce siège épiscopal au I" siècle ; saint Ferréol l'occupait Ters l'an 180. Il l'ut érigé en métropole dans le IV siècle. Par le traité de Westphalie (1648) ce diocèse cessa de faire partie de l'Église de France pour passer sous la domination espagnole, dont il dépendit jusqu'à la conquête de la Franche-Comté par Louis XIV, en 1674. Depuis cette époque, malgré les modifications apportées

en 4790 et 1802, le chapitre conserve les titres, distinctions et dignités dont nous allons parler.

Il a pour patrons : Saint Jean et Saint Etienne.

Costume canonial. — Sous l'épiscopat de Messire Ferdinand de Rye (4586-1636) les doyens et chanoines représentèrent au pape que, dans les temps anciens, sept d'entre eux avaient porté la soutane rouge au chœur, et tous la soutane violette dans la ville ; qu'ils avaient abandonné ces habits pendant les guerres du XV« siècle pour ôter un prétexte de critique aux hérétiques ; que leur dignité et prééminence dans le clergé du diocèse en souffrait, parce qu'ils n'étaient plus distingués, par leur habillement, des chanoines des églises collégiales; que la leur cependant méritait des distinctions par son antiquité, le rang et la dignité de son archevêque ; que depuis plusieurs siècles elle était exempte de la juridiction ordinaire, et soumise uniquement à celle du Saint-Siège ; que les grands autels de leur cathédrale avaient été consacrés par Léon IX et Eugène in ; qu'ils avaient seuls le droit d'y célébrer, et le privilège de le faire revêtus des habits pontificaux, mitres dalmatiques et sandales, et que leur haut doyen, quand il y disait la messe, portait Fanneau.

Sur cet exposé, Paul V, par des bulles du 1«' juillet 1609, accorda aux doyens et chanoines de Besançon le droit de reprendre l'habit violet dans le diocèse ; le Rocket et la Cape au chœur, comme les chanoines de Saint-Jean-de- Latran, auxquels fut demandé un modèle.

Le 25 août 4610 on délibéra de fourrer ces vêtements de peaux blanches, mustellœ alpinse, et le 11 septembre de porter le manteau noir sur la soutane ou soutanelle violette. De là vient le droit qu'ont ces chanoines de porter le rocket et la cape fourrée de peaux blanches depuis la Toussaint jusqu'à Pâques, et doublée de taffetas cramoisi depuis Pâques jusqu'à la Toussaint ; et les soutanes et

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soulanellos violettes clans le diocèse, avec dos parements, des boutons et des boiilonnières rouges ; à l'exception du sous chantre, qui, n'étant pas chanoine prébende, porte la cape fourrée de gris en hiver, et de violet eu été, les parements, boutons et boutonnières do la soutane ou soutanellc violettes de même couleur (1).

Par brevet du 2 mars 477!), Louis XVI leur permit de porter une Croix d'or émaillée à huit pointes terminées par un bouton, ayant une fleur de lys dans chacun des quatre angles, avec un médaillon au milieu représentant d'un côté saint Jean FÉvangéliste et saint Etienne, plus cette légende : Insigne illustris ECCLESiiE metropolitanj: VESUNTiN^ ; et de l'autre côté saint Louis, avec cette autre légende: A Rege Ludovico XVI congessUxM. Cette croix était suspendue à un ruban violet moiré et liseré d'or (2).

Lors du rétablissement du culte en France, Monseigneur Claude Lecoz leur avait donné une mozette de soire noire doublée de soie rouge avec boutons et liséré de même couleur.

S. E. Monseigneur le Cardinal de Rohan-Chabot (1828- 1832) leur donna deux habits : un pour l'hiver qui consistait en une mozette d'hermine doublée de soie violette avec retrouôsis de même, terminé par un capuce attaché de deux côtés par un ruban de moire violette qui venait se relier et retomber sur la poitrine. Celui d'hiver était une mozette de mérinos violet doublé en soie de même couleur avec un retroussis sans capuce, qui venait se rattacher près de l'épaule gauche. Vers 1840 S. E. le cardinal Mathieu compléta l'habit d'hiver en ajoutant à la mozette la cape de laine violette. 11 donna aussi le costume d'été pour les dimanches et les solennités, qui est celui des évêques.

(1) DuNOD, Histoire de VÈtjlise de Besançon, 1. 1, pages 326 321 [iij Voir Almanach de la Franc lie -Comté,\ilS&t pages 17-18.

Depuis lors ce chapitre est doté de trois costumes de chœur : celui d'hiver [solennités et simples) ; cekii d'été (solenîiités), et celui des simples pour celte saison.

1° Hiver et été pour les solennités, c'est l'habit des êvêques, avec cette seule ditférence, en hiver, que le devant de la cape est bordé d'hermine ainsi que l'ouverture des poches, que la cape est de laine, que le capuce est rattaché des deux côtés, et que les deux rubans violets qui servent à la retenir se relient et tombent sur la poitrine. La traîne doit suspendre par derrière à un ruban rouge ; on ne la laisse tomber que le Vendredi-Saint pour l'adoration delà Croix. Pour les solennités le rocket est brodé.

2" Pendant la semaine en été, \aMozette de laine violette donnée par le cardinal Rohan-Chalot, et le Rocket simple.

3° La Croix vermeil émaillée, ci- avant décrite, moins les fleurs de lys qui sont remplacées par des rayons ; la légende placée du côté du médaillon représentant saint Louis est remplacée par : A Pio papa IX concessum 1807 ; et à l'inscription de l'autre face est ajoutée la date 1779. Cet insigne n'est porté que les jours de dimanche et aux fêtes solennelles.

Armes. — D'azur , à un aigle de saint Jean et au bras de saint Etienne, tons deux d'or ; l'aigle volant de dextre à senestre où est posé en pal le bras dressé sur un socle reposant sur une base losangée.

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