‹ Les chapitres cathédraux en FranceChapitre 75 sur 101 · VERSAILLES · texte numérisé non relu

VERSAILLES

Versalise.

Notice. — Toujours comprise dans la circonscription de Paris, cette ville n'a eu de siège épiscopal et de cathédrale qu'en 1802. La fondation canonique de ce nouveau diocèse est du 9 avril, et jusqu'à l'année 1821 il se composa aussi du diocèse de Chartres qui avait été supprimé par la nouvelle constitution. Nous ne parlons pas de l'élection anticanonique qui avait été faite en 1701 ; le pape ne reconnut jamais cette Constitution, et aucune sorte de chapitre ne put être établi pendant l'administration de l'évêque constitutionnel, Jean-Julien Avoine. Le premier évèque qui eut à s'occuper de l'organisation du diocèse et du corps capitu-

laire, conformément aux bulles de i802 et i817, fut Louis Charrier delà Roche (1802 1827).

Le chapitre a pour patron : Saint Louis.

Costume canonial. — Les chai.oines oui un costume pour l'été et un pour I hiver ; 1° En été : Mozette en soie noire, avec lisérés, passe-poils et boutons rouges; 2° en hiver: Manteau dedrap noiravecbordures de velours rouge, et par dessus : 3° un Camail à pointe en drap, orné comme la mozette; 4° Rochei, uni pendant la semaine, avec guipure les dimanches et jours de têtes ; 5° Croix pectorale foruio de Malte, en émail blanc entouré d'argent doré, avec fleurons de même métal dans les angles. Dans le médaillon qui occupe le centre sont représentés, sur une face, saint Pierre et saint Paul, avec i inscription : Sanctus Petrus, Sanctus Paulus; sur l'autre face le patron de la cathédrale Saint-Louis, avec cet exergue: Capitulum EccLESiiE Versa- LiENSis. Cette croix se suspend à un ruban de soie violette.

Sceau capitulaire. — Sur un semé de fleurs de lys un saint Louis en pied posé de face sur une terrasse, portant robe et manteau royal ; dans la dextre une croix, dans la senestre un sceptre orné d'une fleur de lys, sur la tête couronne royale. La devise porte : Capitulum Ecclesi2e Versaliensis et une fleur de lys, comme point final, dans le bas. Le département de Seine-et-Oise porte aussi dans le champ de ses armoiries trois fleurs de lys.

SAINÏ-DKNYS.

SanctKS-Dionyains.

Notick. — Saint-Denys de Paris est présentement le seul chapiire collégial dans l'Église de France. Il fut créé par décret du 20 février 1806. Le Pape Pie IX l'institua canoniquement par bulle du 31 mars 1857; un décret im-

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périal du 18 décembre 1858 le constitua tel qu'il est encore de nos jours. A son origine ce chapitre se composa de dix chanoines âgés de plus de soixante ans. Une ordonnance du 23 septembre 1816 porta le nombre des membres à trente-quatre, dont dix chanoines évêques et vingt-quatre de second ordre. Le grand-aumônier de France était le chef de ce corps capitulaire. Depuis que la grande aumônerie a été supprimée, le chapitre de Saint-Denys est rentré sous la direction spirituelle de l'archevêque de Paris, et a à sa tête un Primicier. Un décret du 25 mars 1852 divisa les canonicats en deux ordres : six du premier ordre avec un traitement de 10.000 francs, huit du second ordre avec un traitement de 2,500 francs. D'après la dernière réglementation, il y a, outre le Primicier, dix chanoinesévêques, et quatorze chanoines-prêtres. Un chanoine du second ordre, nommé par l'évèque diocésain et agréé par le chef de l'État, prend le titre de curé de Saint-Denys. 11 existe aussi un nombre illimité de chanoines honoraires, plus deux prêtres auxiUaires en titre. Les chanoinesévôques n'ont d'autre distinction que le costume épiscopal. Ils ont des sièges dans le sanctuaire, mais sont dispensés de la résidence. Les stalles des chanoines du second ordre sont dans le grand chœur, où ils officient. Par les votes des chambres en 1884, et 1885, ce chapitre doit disparaître par l'extinction des membres qui siègent actuellement.

Costume canonial. — Sauf de légères modifications apportées dans la décoration, l'habit choral de Messieurs de Saint-Denys est resté tel qu'il fut établi à l'origine ; un décrot du 9 mars 1853 le régla définitivement. Il se compose : i" du Rocket simple pour les fêtes doubles et audessous ; il est avec guipure pour les autres solennités supérieures. 2" Une Mantelletta noire, drap en hiver, soie en été, ornée sur le devant de deux larges bandes d'hermine

mouchetée de queues noires. 3° Mozette avec ornementation pareille à celle de la Mantelletta, et boutons violets; elle est de soie ou de drap, d'après la saison ; comme la Mantelletta elle est doublée de soie violette. 4" Barrette noire, drap ou soie, doublée et gansée de soie violette. 5° Croix pectorale en vermeil et émail blanc. Au centre un écusson en émail violet portant, d'un côté, Timage de saint Denys, avec cette légende : Sepultura regum : vota PRO IMPERAT0RE. Âujourd'hui ce dernier mot est remplacé par Patria. Le revers de cet écusson représente un clou de la Passion, accompagné de trois fleurs de lys, et celte inscription : Gapitulum sancti dionysh 1806. Le vide des quatre branches de la Croix est garni par quatre fleurs de lys d'or ; avant les premières années de la République c'étaient des abeilles. Cette décoration est attachée à un large ruban violet.

Sceau capitulaire. — Ce cachet, dont n'use plus présentement le chapitre, porte une couronne impériale avec cette devise : Vota pro imperatore.

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