BEAU VAIS, NOYON ET SENLIS
Bellovacum j Novionum ; Silvanecti.
Notice. — Les deux évêchés de Noyon et de Senlis, supprimés à l'époque de la révolution, sont rentrés depuis 1822 dans le domaine de celui de Beauvais. Les évêques prennent maintenant ces trois titres. Le siège de Noyon qui datait de 531 avait succédé à celui de Vermand fondé vers la fin du 111° siècle ; pendant quelque temps (1146- 1160) il fut uni à celui de Tournay. L'Église de Senlis eut un évéque, saint Rieul, vers l'an 300 ; elle a disparu en 1790. Quant à celle de Beauvais, elle se réclame d'origine apostolique; son premier évéque fut saint Lucien qui vécut vers l'an 290. Placée dès l'origine dans le ressort de la métropole de Reims, en 1790 elle passa dans celui de Rouen.
(1) On doit lire ainsi ces inscriptions : « Capitula ecclesiœ Ambianensis a Pio IX concilium Ambianense primum. — Liturgia romana instaurata, translatio sanctœ Theudosix. » Sainte Thcudosie est une martyre des catacombes née à Amiens ; son corps (ut rapporté dans son pays natal en 1853.
Supprimé en 1802, et incorporé au diocèse d'Amiens, ce siège fut rétabli en 1822 et restitué à sa métropole primitive. Monseigneur de Lesquen, nommé alors à ce siège, reconstitua le chapitre cathédral.
Ce chapitre a pour patron : Saint Pierre.
Costume canonial. — L'habit choral se compose : 1° du Rocket. Jusqu'en 1862 ce vêtement était simple ; alors Monseigneur Gignoux obtint qu'il fût garni de dentelles pour les jours de fêtes (1) ; 2» pour l'été : la Mozette noire doublée de soie couleur ponceau, avec boutons et lisérés de même couleur; elle est en soie les jours de dimanches et de fêtes, et en drap les jours sur semaine. Pour l'hiver : 3° Cappa noire, garnie de velours noir, plus : 4° Camail ou Limande doublé de soie et bordé de même, avec boutons et liséré couleur ponceau. Cette limande, concédée en 1841 par Monseigneur Cortet (voir ordonnance du 30 août) est un grand camail qui, par derrière se prolonge en pointe jusqu'aux talons. Le 25 janvier 1862, Monseigneur Gignoux obtint que ce vêtement fût accompagné du capuce, en vue de préserver du froid. 5' Croix pectorale accordée le 12 juin 1862, à la demande du même évêque. Elle est octangulaire, à bras égaux, en émail violet bordé de blanc, enchâssé dans le vermeil. Un médaillon rond, formant le centre, porte d'un côté, sur fond d'or, une Immaculée entourée de cette légende: Pius IX. Pont. max. ANNO 1862; de l'autre côté, sur fond de gueules, les armes du chapitre avec l'inscription : Crux Ghristi claves Pethi. De petites clés de vermeil passées en sautoir relient entre
(1) Ce rochet fut concédé aux vicaires généraux agréés par le gouvernement, aux chanoines titulaires et aux ecclésiastiques ayant rang de chanoines titulaires, c'est-à-diro au supérieur du grand séminaire, au curé de la cathédrale dont la cure n'est pas unie au chapitre, et aux bénéticiers des canonicals prébendes: ils ont aussi droit au port de la croix pectorale.
elles les quatre bras de la croix. On suspend cet insigne à un ruban de 6 centimètres, de soie moirée, de couleur violette, liseré de blanc.
Armes et sceau. — Ecusson rond posé sur deux clés en sautoir, au-desus desquelles se déroule une banderolle portant la devise inscrite ci-devant : Grux Christi glaves Pétri. Les armes sont : « De gueules, à la croix d'or cantonnée de quatre clés de même, le panneton en haut ajouré d'une croix et tourné à dextre. »
GHALONS.
Catalaunum.
Notice. —Quelques auteurs font ce siège d'origine apostolique; il est plus sûr de dire que sa fondation remonte à la seconde moitié du IIP siècle. Jusqu'à la révolution de 1790 il fut sutï'ragant de Reims, époque à laquelle on l'incorpora à cet archidiocèse. Avec ce dernier, il entra dans le diocèse de Meaux, en 4802. Quand la métropole de Reims fut rétablie (1822), alors aussi on songea à léériger le siège de Châlons. Il le fut en 1825, et ou le rendit à sa province primitive. Mgr Monyer de Prilly réorganisa à ce moment le chapitre.
Il a pour patron : Saint Etienne.
Costume canonial. — Le premier règlement concernant Thabit de chœur date du 20 mars 1825. En 1841, Mgr de Prilly apporta quelques changements ; enfin le 30 mai 1862, un induit pontifical autorisa le port d'une croix pectorale. Ce costume se compose : 1° du Hochet simple, sans parements ni guipure, pour les offices de la semaine et aux jours de jeûne et aux services des défunts; dans les autres circonstances il est brodé. |En été : 2° Mozette de soie noire, doublée et boutonnée cramoisi, avec ganse ronde
sur toutes les coutures ; une ganse plate cramoisie d'un centimètre de largeur est posée dans tout le pourtour un peu au-dessus du cordonnei qui fait bordure ; 3° Barrette en drap noir, liserée de soie cramoisie sur toutes les coutures ; 4** Aumusse de fourrure. En hiver : 5° Manteau de drap noir, garni par devant de deux larges bandes de velours cramoisi, ayant un timbre d'hermine, avec capuchon de soie noire ; ce capuchon se relève au milieu du dos. En toute saison : 6° Croix pectorale, en argent doré, de forme octangulaire, émaillée rouge et blanc; d'un côté l'image de saint Etienne, premier martyr et patron de la cathédrale, avec cet exergue :Gapitulumgatalaunense; sur l'autre face l'effigie de saint Memmie, évêque de Chàlons, patron du diocèse, avec cette légende : Sanctus Memmius. Sceau capitulaire. — Ce chapitre use d'un scel forme gothique portant un saint Etienne en pied, vêtu de la dalmatique à manches, tenant dans la droite une palme, sur la tête un caillou de la lapidation. Autour cette inscription : SiGiLLUM. CAP1TULI : ECCL. CATALAV. et uuc croix de Malle, au sommet, comme point final.