‹ Les charbons humiques et les charbons de purinsChapitre 19 sur 52 · G. — LES FRAGMENTS RÉSINEUX · texte numérisé non relu

G. — LES FRAGMENTS RÉSINEUX

Le schiste du Bois d*Asson contient une catégorie de corps jaunes, que je regarde comme des fragments résineux. Ce sont des masses irrégulières de dimensions très variables. En section horizontale, ce sont de petites plages jaunes de cadmium à bords irréguliers. En coupe verticale ce sont des corps étroits, couchés à plat à bords nets, contenant parfois quelques balles, mais pas de canalicules. Je n'ai pas trouvé d'organisation dans ces corps. Le bord de la masse adhère à la gelée fondamentale. Ils n'ont pas agi comme corps durs par rapport à la gelée entourante. Ces corps sont massifs; ils tranchent sur le fond par leur coloration et par leur aspect. Bien que peu nombreux, aucune section n'en est complètement dépourvue. Il y en a en moyenne deux exemplaires par centimètre carré de section. Je ne puis voir dans ces corps des thalles altérés comme les thalles résinoïdes du Kérosène shale. Ces corps m'ont paru inorganisés. Le contour fragmentaire qu'affectent parfois leur bord et leurs bulles m'ont déterminé à les rapporter à des fragments résineux. Ils ont été entraînés au fond par les flocons de gelée fondamentale qui y ont adhéré.

H. — LES FLEURS d'eAU.

Dans le schiste du Bois d'Asson les fleurs d'eau sont représentées par les thalles d'une algue gélatineuse libre et flottante,

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le Botryococcites Largœ. Ces thalles sont assez nombreux. On en compte as4 par millimètre cabe. On trouve à peu près quatorze rangées de thalles dans un millimètre de hauteur et quatre thalles sur un millimètre de longueur horizontale. J'ai trouvé comme coefficient vertical de l'intervention du Botryococcites dans le schiste o.oq5^ le coefficient horizontal étant 0.0129. Les Botryococcites forment ainsi les 0.004 du volume total du schiste. L'intervention des Botryococcites dans le volume du schiste est assez faible pour que leur matière gélosique ne puisse modifier sensiblement les caractéristiques de la roche; cependant le nombre déjà élevé des thalles comme celui des grains de pollen nous permet de comprendre comment on passe d'un charbon humique tel que le schiste du Bois d'Asson à des charbons d'algues ou à des charbons de pollen.

Je décrirai dans les notes complémentaires les caractères spéciaux du Botryococcites Largœ. Il s'agit encore d'une petite algue à cellules rayonnées, groupées en un thalle ellipsoïde, Chaque cellule pourvue d'une paroi propre épaisse est isolée de ses voisines par une couche de gelée. Ces caractères suflisent à indiquer un genre nouveau.

Les thalles sont uniformément répartis dans toute la hauteur de la couche. Ils sont isolés, couchés à plat, très ailaissés. Leur gélose est à Tétat de corps jaune très pâle conservée comme dans les bogheads et présentant la môme localisation d'hydrocarbures éclairants. La gélose des thalles est nettement plus réfringente que la gelée fondamentale. Elle tranche toujours sur celle-ci et elle s'en distingue facilement même sur les coupes les plus minces. Les protoplastes petits ne sont pas ou ne sont que très faiblement colorés. Us se détachent donc très mal de la gélose entourante. Malgré la difficulté qui en résulte pour la lecture de la structure des thalles, l'impression est que ces corps sont parfaitement conservés et qu'ils ont été fixés.

Univ. de LiUe, Tome VI. C. 6.

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Les thalles reposent sur des gouttelettes ou sur des lames bitumineuses, ou bien ils les touchent accidentellement, mais ils ne son4; jamais complètement entourés par cette matière ou altérés par elle.

Les bactérioïdes se rencontrent parfois dans la gélose des Botryococcites.

Les thalles altérés sont rares.

§ V. — L'intervention bitumineuse,

La masse organique du schiste du Bois d*Asson a été soumise à une imprégnation bitumineux hâtive.

De ce fait, et pour une part beaucoup moindre de la diffusion qui s'est produite consécutivement, il y a eu enrichissement de cette masse en matières hydrocarbonées. En ne tenant compte que du bitume individualisé en gouttelettes et en masses fluidales aplaties, j'ai calculé qu'il y a 4^0 de ces corps dans un millimètre cube. J'ai relevé quatorze rangées de gouttes ou de masses fluidales dans i millimètre de hauteur et cinq à six de ces masses sur i millimètre de longueur horizontale. J'ai trouvé comme coefficient vertical de ces masses bitumineuses 0.088, comme coefficient horizontal 0.170, ce qui donne comme coefficient en volume o.o36. Le bitume forme donc dans cet exemple une partie très appréciable du volume total du schiste, et par là le schiste du Bois d'Asson mérite de former une section à part dans les charbons humiques.

Le bitume y est particulièrement bien individualisé, ce qui tient à la rapidité avec laquelle il s'est lige. Il est uniformément réparti dans toute la hauteur de la couche.

Ce bitume est relativement dur, de même que celui du Brown Oilshale. Lors de la taille, il résiste aux chauffages qu'on fait subir à la roche pour coller les lames minces sur les lames de verre. Il est donc beaucoup moins fusible que le

LBS CHARBONS HUMIQUES KT LKS CHARBONS DK PURINS 83

soufre des argiles de Billabaux et que le bitume tardif qui emplit les Jissures d'autres roches de la même région. Ce bitume ou schiste du Bois d^Asson n*est pas non plus soluble dans les dissolvants ordinaires de Tasphalte. 11 est peu coloré, peu condensé. Il se solidiGait rapidement, car des masses voisines ne sont pas soudées Tune à l'autre (fig, 39, PL VI), et certaines gouttelettes ont eu leurs bulles réinjectées par un bitume plus clair ou plus foncé. Ce dernier caractère nous indique qu'il y a eu de légères variations du bitume dans le cours de sa pénétration.

Le bitume avait pénétré dans la niasse, il y était même déjà solidifié quand les (issures horizontales se sont produites. I^ bitume n'a pas coulé dans ces fentes. Il ny est représenté que par de menues écailles brisées, à angles vifs, entraînées avec les Diatomées légères et les petits spicules sphérulaires par Texsudat qui a comblé les (issui*es horizontales. La pénétration bitumineuse était donc déjà terminée et la matière s'était solidifiée. L'absence de coulée bitumineuse dans Texsudat qui a comblé les fentes horizontales écarte toute pénétration tardive de cette matière. Puisque postérieurement à sa pénétration du bitume et à sa solidification la gelée fondamentale a pu se déchirer et abandonner un exsudât qui entraînait les corps légers vers ces déchirures, c'est que la gelée fondamentale était encore loin d'être complètement solidifiée quand le phénomène des déchirui'es s'est produit. Le bitume a donc pénétré dans la gelée bien antérieurement à sa solidification.

D'autre part les gouttelettes et les masses bitumineuses n'englobent jamais directement les corps accidentels qui chargent la gelée fondamentiile. Les Orthosira, les spirules lourds, les thalles qui sont tout particulièrement bien visibles, ne sont jamais enfermés dans des niasses bitumineuses. Des gouttes de bitume très voisines qui se touchent ne sont pas fusionnées. Je ne puis donc admettre que les gouttes de bitume soient arri-

vées sur le fond ou dans les flocons de gelée humique en précipitation en même temps que ces corps accidentels; je suis obligé d* admettre par suite que Tintervention du bitume est postérieure au dépôt des corps accidentels et à leur rétention en suspension par la gelée fondamentale. La pénétration du bitume se trouve comprise ainsi entre deux limites très rapprochées. La répartition uniforme du bitume exige d'ailleurs que le phénomène soit un pour toute la couche. Comme on ne voit nulle part de corps organiques en décomposition subissant la transformation bitumineuse, on est forcé d'admettre encore que le bitume est arrivé tout formé du dehors.

Le bitume est dépourvu de corps bactérioïdes. Il est très souvent accompagné de pyrite en petits cristaux cubiques ou dodécaédriques.

Le bitume se présente sous quatre formes principales :

a. En gouttelettes. Gouttelettes pleines, gouttelettes à petites bulles, gouttelettes à grosses bulles, en sphères creuses à parois minces (fig. 4^, PI. III).

b. En masses aplaties à contours amaébiformes à structure fluidale, ces masses étant sans bulles ou avec bulles (fig. 4i» PL III, fig. 38, PI. VI).

e. En cylindres courts et en filaments. Ces cylindres sont pleins ou bullaires ou encore à Tétat de tubes creux où le bitume forme des perles ou des trabécules. On passe ainsi à des filaments étirés comme ceux que forme une gomme se coagulant dans de Falcool fort ou comme les filaments d'une cire à cacheter très fusible qu'on étire (fig. 4^» PI- V, fig. 89, PI. VI, fig. 44, PI. III).

d. En lamelles infiniment minces.

Tous ces corps bitumineux sont rouge-brun, à contour arrondi non fragmentaire, contrairement aux parois végétales bitumineuses. La matière est assez transparente pour qu'on puisse reconnaIti*e sa structure fluidale, les bulles et les

cristaux de pyrite qu'elle peut contenir. Sa transparence est à peu près celle de VAlbertite.

En section horizontale les gouttelettes se présentent comme des corps arrondis (fig. 4^, PI. III). En section verticale ce sont des disques très plats (fig. 3^ et 38, PI. VI). Des gouttelettes grasses flgeables flottant à la surface d'un liquide nous donnent une bonne image de Taspect de ces corps. Ou bien la goutte est pleine, ou bien il y a de très fines bulles qui rendent son centre réticulaire et sa périphérie membraneuse, ou bien encore il y a de grosses bulles plates. Dans le premier et dans le troisième cas on reconnaît nettement une masse fluide solidifiée et affaissée. Dans le second cas on peut quelquefois, mais rarement, penser à un organisme structuré mais contracté, dont la sti*ucture nous échapperait par le fait de sa contraction. Une étude très attentive de ces corps montre quMls n'ont qu une structure fluidale. Je laisse près de ces gouttelettes des sphérules aplaties à parois minces rougebrun que je ne puis rapporter à des spores végétales ou à des organismes animaux. On dirait des bulles de bitume solidifiées et affaissées à Tétat de disque, la cavité de la bulle ayant été remplie par un liquide qui a disparu peu à peu pendant la solidilication et Taffaissement des sphérules.

Les masses irrégulières à structure fluidale sont beaucoup plus nombreuses. En section horizontale ce sont des lames inégalement épaisses à contour sinueux irrégulier. En coupe verticale ce sont des amas affaissés qui se prolongent souvent par des lames minces. Elles peuvent avoir Tépaisseur dun thalle dans leur partie moyenne (fig. 38, PL VI). Exceptionnellement elles forment de longues bandes plus épaisses qui coupent la préparation horizontalement (fîg. 3q, PL V). Ce sont donc des corps aplatis très étalés.* Parfois la masse est homogène. Plus souvent on y voit des bulles grêles ou des bulles plus grosses régulièrement arrangées. Autour de quelques-unes

de ces bulles, j*ui vu le bitume condensé formant une paroi propre d'où, pour Fensenible, Taspect d*un sac rempli de grosses spores discoïdes (fig. 4*^, PI. V). Dans d*antres j'ai constaté un remplissage des bulles par un bitume plus foncé. On voit fréquemment plusieurs lames de bitume placées côte à côte, se touchant même, dont la teinte est très différente, ce qui nous indique des pénétrations successives de la matière bitumineuse an môme point. L*état le plus général est qu'il y a des bulles nombreuses irrégulières, aplaties, localisées dans la région moyenne de la plaque, l^ masse présente même parfois des canalicules correspondant à des bulles étirées (fig. 4^ et 4^» PI- IH). On dirait un liquide très visqueux, très épais, comme le vernis noir employé pour luter les préparations d'Anatomie végétale, qui s'affaisse, se coagule et dont les bulles sont étirées pendant qu'il se solidifie. Sur quelques coupes verticales j'ai eu parfois l'illusion d'un parenchyme végétal humifié, affaissé et imbibé de bitume. Rien sur les sections horizontales n'est venu monlrer ces fragments parenchymateux qui devraient être reconnaissables sur toutes les coupes. Je n'ai observé sur les coupes horizontales que des plaques à structure fluidale, se prolongeant souvent en lames minces ou par des pédoncules. Les corps que j'ai nommés en forme de cylindre (fig. 44* PI. III, fig. 4^' P^« V), sont des sortes de lames rectangulaires plus ou moins minces, de taille variable, k bords toujours bien nettement limités. Les uns sont pleins, les autres contiennent de petites bulles, d'autres ont encore de grosses bulles aplaties par affaissement (fig. 39, PI. YI). La forme la plus curieuse est celle de cylindres cireux à bouts arrondis, aplatis par affaissement et dont la surface interne est couveile de perles concrétées ou de trabécules qui traversent le tube (fig. 4^» PI. V). J'ai dû comparer tout spécialement la structure de quelques-uns de ces corps à celles de cellules palissadiques dissociées ayant subi l'imprégnation bitumineuse.

Le schiste jurassique d'Ëspite présente en effet des éléments de cette sorte. Après une étude très attentive des éléments figurés je dois dire qu'il ne m'est pas possible de les assimiler aux tubes bitumineux du schiste du Bois d'Asson. Lorsque les cylindres bitumineux s'effilent, ils peuvent se montrer sous la forme de filaments grêles, pleins, plus ou moins longs.

Les lames minces consistent en pellicules irrégulières, de forme très variable, étendues horizontalement. 11 y en a de toutes les taille^. Elles sont tantôt isolées, tantôt directement reliées à des masses affaissées qui vont s'amincissant. Ces pellicules sont extrêmement minces, o ;x a à o a 5. Elles sont réparties à travers toute la masse dont la stratification est ainsi soulignée. On peut se faire une idée assez exacte de la configuration de ces pellicules en voyant les minces lames qu'un corps butyreux en train de se figer forme aux dépens des fines gouttelettes qui flottent à la surface d'un liquide aqueux. Aucune de ces pellicules ne présente d'organisation, j'y vois l'indication d'une matière fluide se figeant en lames minces. Fait très remarquable, ces minces lames ne s'étendent pas à travers l'exsudat des fissures horizontales. Ce sont des menus fragments de ces lames qui ont fourni les petits fragments anguleux que j'ai signalés mêlés aux Diatomées légères.

Le retrait du bitume a été plus grand que celui de la gelée fondamentale. Le fait est surtout sensible près des gros amas de bitume. En ces points, la matière rouge-brun est partiellement décollée de la gelée humique, ou elle n'y est reliée que par de minces lames, et on voit de gros cristaux tardifs, entre la masse principale du bitume et la cavité de la loge qui le contient.

Les très petits fragments de feuilles que j'ai rencontrés ont localisé le bitume assez fortement ; ils présentent de même une contraction plus forte que la gelée voisine.

Je n'ai pas vu d' exsudât jaune d'or dans les parties fissurées des grosses masses bitumineuses.

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Avant de conclure comme je Tai fait et de .rapporter tous ces corps bruns à des manifestations diverses de la pénétration bitumineuse, j'ai dû examiner les interprétations qui se présentent à Fesprit, quant à la nature de ces corps. Bien qu'il me soit facile de répondre de suite, qu'on trouve des faits analogues à ceux que je viens de décrire dans le toit de Kérosène shale d*Hartley, comme on voit très souvent le bitume retenu par condensation dans un substratum qui le fixe, j'ai examiné quels pourraient être ici les divers substratums où une telle condensation aurait pu s'exercer. — J'ai dû écarter d'abord les menus débris végétaux moyennement humifiés, donnés par les parois cellulaires des plantes supérieures; on ne voit ici qu'une structure fluidale et non une structure cellulaire. J'ai écarté les débris de Spongiaires pourris, parce que les spicules ne sont jamais enfermés dans ces masses rouge-bi^n. — J'ai de même rejeté l'attribution à de petits coprolithes. On ne trouve dans ces corps ni granulations, ni écailles, ni fragments osseux, ni fragments de parois végétales. Ils n'ont pas non plus la constance de formes qu'implique cette attribution. L'assimilation de ces corps à des coprolithes n'est donc établie par aucun fait. Elle ne rend pas compte des diverses formes de corps rouge-brun décrites ci-dessus. J'ai rejeté aussi l'attribution de ces masses rouge-brun à des thalles altérés de Botryococcites. Je n'ai vu aucune transition entre ces masses rouge-brun et les thalles des Botryococcites; cette troisième hypothèse n'est donc pas justifiée. Enfin, n'était-il pas possible qu'on fût en présence d'un corps gras figeable qui se serait enfoui en même temps que les corps accidentels de la gelée fondamentale? Ce corps gras aurait localisé et retenu un bitume tardif pénétrant par diffusion générale à travers toute la masse, comme celui du Brown Oilshale. J'ai montré que l'absence de bitume en gouttes ou en injections dans la gelée de remplissage des fentes horizontales excluait la pénétration d'un bitume tardif. D'autre part, qu'il

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s'agisse de gouttes de bitume ou de gouttes de matière grasse flottantes au moment de l'arrivée des spicules, des Diatomées et des thalles , ces corps y seraient parfois englobés , ce qui n*est jamais le cas; Thypothèse d*un corps gras localisant le bitume complique encore le processus de formation. Je sais bien que des algues pélagiques, comme Botryococcus, qui flottent par rhuile qu'elles contiennent, peuvent abandonner cette matière en gouttelettes, mais alors les thalles qui sont imprégnés de cette matière grasse devraient être colorés par le bitume, ce qui n*est pas le cas. Je crois donc qu'en Tabsence d'indices établissant Tintervention directe de corps gras, il faut s'en tenir à la conclusion que j'ai formulée, à savoir qu'il y a eu une pénétration du bitume dans la masse organique peu de temps après sa formation et que le bitume flgeable était déjà solidifié quand la gelée fondamentale s'est déchirée horizontalement. Le bitume est d'ailleurs arrivé tout formé.

§ VI. — Les matières minérales ou tardives.

J'ai signalé la localisation très accusée de matière minérale tardive qui s'est faite dans Texsudat de remplissage des fentes horizontales. La matière minérale s'individualise en petits cristaux aciculaires. Ceux-ci sont orientés circulairement autour de l'axe de colonnettes verticales. Entre les niçois croisés ces plages s'illuminent bnllamment.

Les autres minéraux tardifs sont généralement en cristaux isolés, les principaux sont la glauconie, la calcite et la pyrite.

La glauconie est relativement abondante. ËUe se présente sous forme de cristaux verts piquant de distance en distance la gelée fondamentale. Je ne les ai pas rencontrés hors de cette gelée, je ne l'ai pas rue dans les exsudats des fentes horizontales.

Les gros cristaux de calcite sont rares, isolés ou agg^lomérés. Ils sont isolés dans la gelée fondamentale et agglomérés dans les grands retraits des plus gi^osses masses bitumineuses. La calcite est abondante et eu micro-cristaux dans la matière minéralisante des exsudats. Elle forme de grandes plages cristallines dans les grandes fissures tardives.

La pyrite est très abondante. Elle se présente en petits cristaux cubiques ou dodécaédriques isolés. Us sont uniformément répartis à travers toute la masse. Elle existe aussi bien dans la gelée fondamentale que dans les exsudats. J'ai vu quelques amas de pyrite localisés contre les lames chitineuses fusinifiées, et on en voit souvent des amas dans les masses bitumineuses. En ces deux points il y a manifestement localisation de la pyrite.

Je n'ai pas retrouvé dans le schiste bitumineux du Bois d'Asson les sphérules jaunes d'or et les masses concrétées tardives que j'ai signalées dans le Brown Oishale.

§ VII. — Conditions g-éog^éniques de la formation du schiste du Bois d'Asson.

I. — L'absence de parcelles élastiques indique encore une eau génératrice parfaitement tranquille.

a. — De même la gelée brune humique formant la matière principale du dépôt, il s'agit d'une eau binine laissant précipiter sa matière humique. Celle-ci, extrêmement diluée, était à un état de condensation humique peu accusé, mais qui était le même en tous les points de la nappe liquide.

3. — L'eau génératrice a reçu d'abondantes pluies de soufre, les lleui*s d'eaux s'y développaient abondamment.

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