‹ Les Châteaux Royaux de Saint-Germain-en-Laye 1124-1789Chapitre 14 sur 69 · Chapitre deuxième · texte numérisé non relu

Chapitre deuxième

Don du château neuf par Louis XVI, en 1777, au comte d Artois, son frère. Projets de reconstruction du palais d’Artois. La ruine et le morcellement du domaine après 1789.

On naui a pas manqué de remarquer que nous avons placé en tête de celle taille analytique et sous forme de Préliminaires, une partie de notre travail sur Saint-Germain-en-Laye, ville royale.

(.est que, en effet, il fallait justifier, dès l’abord, aux yeux de la postérité, le choix fait par Louis M, le Gros, du site de Saint-Germain, pour y jeter les fondations de son manoir fortifié.

De la soi te, on verra, pour ainsi dire, la ville sortir du sol à peine défriché de la forêt de Laye, et, sur une parcelle de ce sol, un roi, Louis VI, poser vers 1122-1123 la première pierre dune maison royale, dont aujourd’hui on peut admiiei la cinquième transformation, accolée comme ses devancières au vieux donjon primitif du XIU siècle.

Nous 11e saurions terminer cette introduction sans nous acquitter d’un tiibut dont le caractère est pour nous, sacré. Nous devons rendre, en effet, à l’érudit bibliothécaire de la ville de Saint-Germain, M. A. Bonneau, ce que nous lui devons. A son nom, nous tenons à associer celui de M. Claude Bonneau, son fils, élève à l’École des Chartes.

C est a eux que nous sommes redevable d’avoir commencé la rédaction d’un travail, au début bien modeste. Sans cesse à l’affût de références et de documents, ils nous ont devancé comme des éclaireurs en pays inconnu ou Peu connu. Leuis notes très nombreuses furent des bases solides pour notre investigation personnelle. Surtout ils nous ont évité, par leurs lectures, le dépouillement d un grand nombre des ouvrages imprimés, dits d’érudition historique. La moitié environ de la documentation préalable de notre essai leur revient, et c’est pour nous un plaisir véritable de leur dédier ces pages, comme aux plus modestes et aux plus érudits des collaborateurs.

Notie labeui s est spécialisé dans les recherches des documents d’archives, la plupart inédits a cause de leur nature même. Nous laissons au lecteur le soin de juger notre œuvre a ce point de vue. Les notes-références placées au bas des pages, et 1 envoyant aux nombreuses pièces justificatives données à la fin de chaque volume, montreront le soin que nous avons mis à nous documenter aux sources.

lire collaboration d un autre genre nous a été apportée, avec une inlassable patience et un désintéressement absolu, par l’artiste qui, dès la première heure, nous a promis son concours amical. Nous voulons parler du photographe des documents originaux, M. L. Bichon, aux yeux de qui toute question d intérêt personnel, pécuniaire, disparut, dès qu’il sût notre rêve de doter nos concitoyens d une série d’études historiques sur le passé de notre

INTRODUCTION

ville. Nous sommes heureux de lui témoigner ici toute notre gratitude : la plus grande part du succès de cet ouvrage lui reviendra; car, qu est-ce qu un travail historique sans illustrations ?

Les noms de MM. Bouché, photograveur, notre parent, et Miivault, imprimeur, notre ami, doivent être placés à côté de ceux de MM. Bonneau et Bichon.

Tous, en effet, se sont réunis pour nous seconder dans une œuvre que nous voulions essentiellement locale dans son but, dans son esprit, dans sa mise au jour. Nous y avons réussi grâce à leurs efforts : a eux tous, merci.

Février 1909.

Page 1