‹ Les chatsChapitre 2 sur 60 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

rieur, & il offre ceci de particulier avec les gens de lettres, qu'il a presque autant de détracteurs que si, lui-même, le chat écrivait.

Comme tous les êtres qui provoquent les caresses, qui en donnent & en reçoivent, comme les femmes, si le chat a été beaucoup aimé par les uns, il ne lui a pas été pardonné par les autres, surtout par les métaphysiciens.

Beaucoup avoueraient, avec le père Bougeant, dans le livre peu amusant de VoAmusement philosophique sur le langage des bêtes. que « les bêtes ne sont que des diables, » & qu'à la tête de ces diables marche le chat.

Descartes fait de tout animal un automate. Pour combattre cette affirmation, il faudrait déployer un grand attirail de métaphysique vers lequel je ne me sens pas porté. Je préfère d'autres natures d'esprits : Aristote, Pline, Plutarque, Montaigne, qui assoient leurs doutes sur des faits, prouvés par la raison & l'observation.

Les naturalistes, ceux sur lesquels il est commode au bon sens de s'appuyer, tiennent

Montaigne

défenseur de l'intelligence des animaux.

D'après un portrait appartenant au docteur Payen.

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