PREFACE. XV
leurs bassesses par de l'argent, leur déshonneur par des honneurs, cela se voit & s'est vu de tout temps; mais sur la liste de pensions des plumes aux gages des ministres, trouver un écrivain gratifié de cinquante mille francs pour s'être occupé des chats, voilà ce qui m'étonna considérablement en parcourant les listes de la terrible Revue rétrospective.
L'heureux mortel favorisé si libéralement par le gouvernement de Louis-Philippe s'appelait StraiLSS-Durckheim. Il est mort actuellement. & je dois dire que c'était un Allemand d'une véritable science, qui, après avoir passé sa vie dans l'étude & la retraite, donnait, en échange de cette grosse somme de cinquante mille francs, des ouvrages ^ dans lesquels le chat est traité en roi de la création.
Sa Monographie du chat, plus particulièrement, est appuyée sur des planches où les muscles, les nerfs, le squelette de l'animal, sont étudiés avec soin.
Ce qu'a fait le savant docteur pour l'ana-
I. Entre autres la Théologie de la nature, par Strauss- Durckheim. 3 vol. in-8°. 1852.