‹ Les chefs-d'œuvre lyriques de Pierre de Ronsard et de son écoleChapitre 15 sur 29 · ESTIENNE DE LA BOÉTIE · texte numérisé non relu

ESTIENNE DE LA BOÉTIE

CE jourd'huî, du soleil la chaleur altérée A jauni le long poO de la belle Cérès ; Oree, il se retire ; et nous gagnons le frais, Ma Marguerite et moi, de la douce soirée.

Nous traçons dans les bois quelque voie égarée ; Amour marche devant, et nous marchons après ; Si le vert ne nous plaît des épaisses forêts. Nous descendons pour yoir la couleur de la prée.

Nous virons francs d'émoi, et n'avons point souci Des rois, ni de la cour, ni des villes aussi. O MédoCf mon pays solitaire et sauvage !

Il n'est point de pays plus plaisant à mes yeux ! Tu es au bout du monde, et je t'en aime mieux : Nous savons après tous les malheurs de notre âge.

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