‹ Les chefs-d'œuvre du répertoireChapitre 14 sur 90 · TASER RQ ER FO ER AO METRE RER TENTE · texte numérisé non relu

TASER RQ ER FO ER AO METRE RER TENTE

donne l’ordre de lar retraite : maisil ne ns ins que justice soit faite et l'on pousse dehors er sous les ie de Françoise, qui comprend .

ut à COUP.

ît quand, avec des cris de triomphe, Dominique et Français pénètrent dans la cour, un feu de peloton à la cantonade annonce que Merlier vient de iourir en héros.

«Oh! la guerre! Héroïque leçon et fléau delaterre!» conclut Marcelline.

- : E nihanuel Chabrier.

- Né à Ambert (Puy-de - eo le 18 janvier 1841. Most à Paris, le 13 septembre 1894. Le célèbre auteur d’Espana a débuté tard dans la musique, pour laquelle il avait cependant des dons naturels étonnants. Toute la première partie de sa vietut celle d’un fonctionnaire. Mais il vivait dans un milieu d'artistes, poètes, littérateurs, musiciens et surtout peinétres, Car il avait un sens très ouvert de la peinture, et c’est

seurs de Wagner en France: C'était en outre un humoriste extraordinaire, de qui émanait en permanence une grosse joie rabelaisienne. Ses œuvres sont peu nombreuses, mais presque toutes remarquables. Chabrier a tracé dans l’his- toire musicale de la France un sillon ROORCE

Cvendoliie.

Opéra en trois actes, poème de Catulle Mendès, musique

. d’'Emmanuel Chabrier.

* Représenté pour la première fois à Bruxelles, sun le

théâtre de la Monnaie, le 10 avril 1886. Première représen- | tation à Paris sur la scène de l’Académie nationale de mu-

sique, le 27 décembre 1893; reprise au même théâtre le

)malioil.

PRINCIPAUX PERSONNAGES : Harald, Danois, roi de mer ; le yierl ner Saxon, chef de pêcheries; Gwendoline, fille … d’Armel.

La scène se passe sur les côtes de la Grande- Bretagne, | aux temps barbares.

Chabrier a eu dans Gwendoline le privilège d’avoir

ce sens du coloris qui fait le plus grand charme de sa musique. Il fut parmi les premiers et les plus ardents défen-

RE

pour collaborateur un véritable poète : le Le livret de son opéra serait déjà intéressai sans musique, par la seule magie du verbe cette poésie, le musicien a su trouver les accents qui convenaient. En dépit des influences wagnéri nes qui y sont par endroits assez sensibles, Gwend demeure un des chefs-d’œuvre du répertoire franç de lopera : | Ne = La fable imaginée par Mendès est simple et s'in pire un peu de la légende d’Hercule aux pieds d'Om: phale. Les Saxons qui habitent les côtes de la Grand Bretagne et s’y livrent alternativement à la pêche e à l’agriculture sont exposés aux fréquentes incursion des pirates danois, des farouches «rois de la mer». Tandis que tout est à la joie et à la paix dans le cla du vieil Ârmel, tandis que les hommes s'apprêtent partir pour la pêche et les femmes pour les champ surgit soudain la horde des pillards étrangers, hur lant leur farouche chant de guerre. Toute résistance . est impossible, mais Armel est brave et subira la mort plutôt que de livrer au chef Harald, le Danois gigantesque et roux, le secret de ses trésors. Déjà Harald a levé l'épée qui va abattre la tête de son ennemi quand une femme se précipite à ses pieds: c'est Gwendoline, l’adorable fille d’Armel. Le geste ” du barbare reste inachevé, la vision merveilleuse Pa frappé au cœur. Un ordre farouche qu'il lance fait le vide autour de lui et il reste seul avec la jeune fille. | - Fee RU Ici se place la scène capitale où le barbare est. dompté, où la force se fait esclave de la faiblesse. . Quand Saxons et Danois, rassurés par le silence, se . risquent à regarder, un spectacle étrange frappe leur vue : aux pieds de Gwendoline, Harald s’essaie à filer en répétant la chanson de la jeune fille. Et Harald demande à Armel la main de sa fille. Dans l'œil du vieux chef de clan, un éclair furtif a brillé : l’occasion se présente enfin de tirer vengeance de ceux dont lui et les siens ont eu tant à souffrir. Quand ils seront tout à la joie des noces et du festin, rien ne sera plus aisé aux Saxons que d’égorger jusqu’au dernier les

is sans méfiance et désarmés. Armel accorde c Gwendoline au roi de la mer. Fe Le deuxième acte s'ouvre sur la cérémonie des noces. Armel s'est assuré que tout est prêt pour la trahison et le massacre. Il bénit les époux et leur remet les présents d’usage : à Harald il donne un anap; à Gwendoline il glisse furtivement un couteau et lui enjoint de tuer son mari lorsque les cris au dehors lui apprendront que l’œuvre de mort a ommencé. Gwendoline frémit et cache l’arme dans | es vêtements. Son père la croit gagnée à sa cause ; il ee ignore que l’amour a fait chez elle aussi son œuvre: le beau barbare roux, désormais elle l’aimeet n’a plus qu'une idée, le sauver ! | + Sitôt les époux seuls, Gwendoline, tiraillée entre le devoir filial et l’amour, cherche à mots couverts à . mettre Harald sur ses gardes; mais lui est trop épris Er pour ne pas être aveugle et sourd. Il va enlacer son de épouse lorsque des cris éclatent au dehors: le massacré a commencé. Au lieu de frapper Harald, : Gwendoline lui met alors à la main le couteau qu’elle a gardé, afin qu'il défende sa vie. Et s’il meurt elle mourra aussi | È | La symphonie continue pendant que change le décor, et le rideau se relève sur une scène de carnage, au bord de la mer, à deux. pas des vaisseaux danois que dévorera tout à l'heure l’incendie. Les Saxons achèvent les derniers Danois qui cherchent leur salut dans la fuite sur les flots. Harald recule aussi, se battant comme un lion. Mais son couteau s’est brisé dans sa main, il est acculé à un tronc d’arbre, et c’est à qu’Armel le frappe de sa propre épée. Il reçoit le Coup mortel, debout, dans un mâle éclat de rire. Mais une femme s’est ruée: c’est Gwendoline qui crie à son père : «Du même coup, père, tu m'as frappée!» etramassant le couteau qu’'Harald a laissé échapper, elle s’en perce le cœur.

+ Et tous deux meurent en apothéose, farouches et surhumains héros, dont le groupe se détache mainteant sur la lueur de lincendie, tandis qu’Armel s’efnmdre sous le poids de son involontaire homicide. Fin :

aussi do. au mu de vie pictural L de vue musical.

Le Roi malgre lui.

ces ApUsE en trois actes d’après une pièce d' An e-. lot, paroles de E. de De et P. Burani, musique d’E manuel Chabrier.

national de | De te le 18 mai se.

PRINCIPAUX PERSONNAGES : Henri de Valois, roi de Pois gne ; le comte de Nangis; le duc de Fritelli; Laski, grand : palatin; Minka, esclave de [Laski; Alexina, duchesse de Fritelli. CR D La scène se passe à Cracovie, en 1574.

Cet opéra-comique n'eut pas de chance : après +. troisième représentation, l’Opéra-Comique brülait. Repris le 16 novembre suivant au Théâtre-Lyrique, ‘ le succès ne fut pas considérable et la pièce n'a pas. . été reprise depuis, en dépit d’une musique admirable de verve et de couleur. La faute en est peut-être à un. livret de vaudeville à quiproquos, à portes et à armoi-. res, où l’on embrouille trop de ficelles et où le comique est un peu laborieux. Nous allons tâcher de narrer cet imbroglio, ce qui n'est pas tâche commode. Henri de Valois a été envoyé à son corps défendant à Cracovie, pour prendre la couronne de Pologne, briguée par d’autres, entre autres un archiduc d’Autriche, et que la politique exige d'assurer à la France. Il ne demanderait qu’à renoncer à pareil honneur, ainsi que nous en avise le titre de la pièce. 2 L'intrigue repose sur quantité de pointes fragiles, en que le spectateur est bien obligé d'admettre. La première, C'est que le roi est censé ne pas encore avoir été vu de ses nouveaux sujets, lors même qu'il réside | depuis quelque temps déjà à Cracovie. Cela est néces- … saire pour permettre l’équivoque entre Nangis et lui. Les grands de Pologne conspirent contre la royauté … d'Henri de Valois. A la tête de la conspiration se trouve. le palatin Laski, qui travaille pour Ares se triche.

vant l’appel du Valois à Cracovie — seconde pointe guille — celui-ci a eu une amourette, incognito oujours, à Venise, avec une noble dame nommée Alexina, qu’il a dû quitter brusquement et qui doit le enir pour un homme sans foi et même sans politesse. Or cette dame est la propre nièce de Laski et se trouve au moment où se déroule l’action à Cracovie. Elle vient d’épouser un personnage ridicule, un Italien, le duc de Fritelli, qui exerce les fonctions de chambellan auprès du roi malgré lui et qui conspire contre son maître pour plaire au palatin, oncle de sa femme. Fritelli n’ignore pas l’histoire de Venise et redoute par dessus tout la rencontre de sa femme et de l’an- cien galant de celle-ci, que du reste il connaît encore moins qu’elle. Henri, de son côté, ignore le mariage de Fritelli. — Troisième pointe d’aiguille.

| Le comte de Nangis est un des joyeux compagnons de fête et d'aventures d'Henri de Valois, qu'il a suivi ""ACracovie. ; Enfin Minka est une jolie esclave de Laski, qui s'est amourachée de Nangis.

Au début du premier acte, les compagnons du roi cherchent à se distraire de leur mieux dans cette maussade Pologne, où il fait froid et toujours gris. Fritelli joue son rôle d’espion, sans grand succès du reste. Minka arrive pour avertir Nangis d’un grand danger qui menace le roi. Elle a découvert la conspiration qui sé trame chez Laski. La conversation des amoureux est interrompue par l’arrivée du roi, que Minka, souvenons-nous en, n’a jamais vu, et Nangis __ donne à son amie rendez-vous à tout à l'heure pour apprendre le messsage qu'elle n’a pas eu le temps de Jui délivrer. Ce message, c’est Henri lui-même qui le recevra dans un instant. Mais auparavant, il juge à propos de raconter à Fritelli son aventure vénitienne, et le pauvre mari a la douleur d'apprendre ainsi que . l’amoureux de sa femme n'est autre que son auguste . maître. Suitune explication entre le duc et la duchesse, une ambitieuse qui recherche pour Fritelli des hon- neurs dont elle aurait naturellement sa part, mais se - soucie beaucoup moins de l'honneur conjugal du

| pauvre oies ie apprend à son époux que est prét pour reconduire le Valois à la frontière et c pour exécuter cette expulsion les conjurés ont con sur lui. Comme il n'est pas brave, la tâche lui sou médiocrement; mais il voit là une possibilité d’élc gner le roi de sa femme, ce qui lui plairait fort. C’est après ces préliminaires que le roi rencontr Minka, venue au rendez-vous qu’elle a donné à Nan- Bis. Elle ne fait pas mystère de son amour, et Henri voit une distraction à traverser cette petite aventure dont son compagnon n'a pas jugé bon de Jui faire part. Mot par mot, il arrache à Minka tout ce qu elle … sait de la conspiration ourdie contre lui-même et loin d’en être fâché, il en éprouve au contraire la plus vive satisfaction. Ainsi donc on veut le mettre à la porte! Mais il ne demande que ça, et même il conspi rera aussi, s’il n’en faut pas plus pour assurer son départ. Fritelli, dont Minka vient de lui révéler le dou- ble jeu, interrompt la conversation, et Henri s'amuse a inettré Ce poltron dans tous ses états en lui dictant son propre arrêt de mort pour haute trahison. À une seule condition, 1l lui fera grâce de la vie : il fau pour cela qu'il l'introduise parmi les conjurés et lui permette ainsi de conspirer contre sa couronne. Il prendra dans ce but le nom de Nangis, et afin de donner à son apparente trahison l'aspect de la vraisemblance, il fait peser ostensiblement sur le pauvre Nangis qui n’y comprend rien tout le poids de sa disgrâce : le comte sera mis aux arrêts dans ses ‘pps : ments! Henri oblige ensuite Fritelli, qui y met peu d'empressement, à le présenter à la duchesse sous son. nom supposé — on se souvient qu’Alexina est censée ignorer l'identité du gentilhomme français qui lui

fit la cour à Venise. —— Les deux se trouvent faceà

face et se reconnaissent aussitôt. Mais Henri continue à ignorer qu'Alexina est la femme de Fritelli et inconsciemment retourne le couteau dans la plaie du pauvre mari.

On entend dans le fond la chanson qui doit b “

à Nangis de signal pour rejoindre Minka. Se moquant des arrêts, Nangis saute pe la fenêtre et ira

ndre sa belle, tandis qu'Henri, tout à la joie de escapade, se rend au palais de Laski où un grand est donné pour détourner les soupçons. C'est ce 1 — une des plus magistrales pages écrites par Chabrier — qui ouvre le second acte. Tout en dansant on onspire et l’on envoie les Français au diable. Alexina annonce à Laski que, grâce à Fritelli, le roi sera livré cette nuit même aux conjurés. Presqu'au même insnt, Henri arrive, et Fritelli, qui est sur les épines, se voit contraint de présenter le Valois comme le comte de Nangis. Le faux Nangis. apprend soudain qu'Alexina n’est autre que la duchesse de Fritelli : l'aventure se corse. Et Fritelli se mord les doigts de s'être fourré dans ce guëpier.

Arrivent les esclaves, et Minka, qui reconnait celui à qui elle a livré le message destiné à Nangis. Elle annonce à Henri que Nangis s’est évadé et n’est pas loin ; mais sa consternation est extrème en apprenant que celui auquel elle a eu l’imprudence de se confier conspire contre le roi. Comme l'intervention de la jeune fille pourrait gâter toute la comédie, Henri et Fritelli l’enferment à double tour. |

Resté seul, Henri roucoule avec Alexina revenue. Les deux amoureux s'expliquent et ils viennent de se se réconcilier quand arrivent Fritelli et Laski. Henri s'engage par serment à faire tout ce qui dépend de lui pour faire partir le Valois. Fritelli n’y comprend rien; jusqu’à la fin, du reste, il ne comprendra jamais ion d ici, | | Mis en demeure d’exécuter sa promesse et de livrer

le roi, Henri s’en tire en faisant passer pour lui, Nangis que Minka vient d'introduire. On félicite la pauvre . Minka d’avoir aidé à capturer le Valois détesté. Nangis a beau protester : pour tous, il sera désormais le roi. Lorsqu'Henri lui-même le reconnaît pour tel, il cesse toute résistance, comprenant qu'il doit y avoir là-dessous quelque raison d’Etät. Il jouera donc son personnage supposé, et le jouera même de façon à se venger un peu de celui qui l’y oblige. I] le joue si bien que Minka elle-même ne sait plus que penser : serait-

ce le roi qui, pour 1. ue Fe cour, aurait P nom d'emprunt?

Le roi est pris, le roi partira. Hoi s'offre à compagner. Ce plan agrée à Fritelli, puisqu'il éloigne l’amoureux d’Alexina. Mais la plaisanterie menace de passer les bornes. Laski s’avise que plutôt que de laisser partir le roi, mieux vaudrait s’en défaire une bonne fois en le mettant à mort. Henri, Alexina on beau élever des objections, la majorité des conjurés se range à l'avis de Laski. Une tentative d'Henri pour sauver Nangis en se faisant reconnaitre ne rencontre qu'incrédulité. Fritelli lui-même se refuse à lui donner raison. Nangis il est, Nangis il restera. à On tire au sort pour savoir qui exécutera Ja sentence. Tous les conjurés ayant mis dans l'urne des nom de Nangis, c’est donc Henri, le faux Nangis, qui se voit chargé de se faire passer à trépas. Après tout, cela vaut mieux ainsi: avec Nangis, Henri trouvera bien moyen de s'entendre, et s’il le faut, tous deux sauront vendre chèrement leur vie. Oui, maisona compté sans Minka, qui a fait évader son amoureux. Elle y risque sa vie, mais que lui importe, pourvu. que celui qu'elle aimé soit sauvé! Nangis libre, ce. sont les Français avisés, la conspiration déjouée; Se aussi tous les conjurés se hâtent-ils de s’esquiver au plus vite. Henri seul reste, en jurant gaiment que du . Valois et de sa race il va délivrer la Pologne ! Le troisième acte a la difficile tâche de débrouiller cet écheveau. Nous sommes dans une auberge et l’on prépare tout pour la prestation de serment du roi. … Mais Fritelli vient annoncer que le roi qui sera couronné n’est pas celui qu'on pense. À la placedu Valois, on verra arriver l’archiduc d'Autriche. Et justement Henri arrive criant: « Vive l’archiduc ! Have Il réclame des chevaux pour le départ, mais iln yen : a pas. Il ne reste qu’une carriole et une haridelle. Le . Comme cocher, une vieille servante. Bah! on s'en Re. contentera. . fe Du monde! Henri sort. C’est Alexina qui raconte

que l’archiduc ne vient plus. Pour sauver celui

qu'elle aime, elle a su détourner le prétendant se

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