PREMIÈRE PARTIE. — LA VOIE
dispose ces contre-^rails, soit dans le cas d'un croisement, soit dans celui d'une traversée de voie :
Fig. 58. Appareil de croisement de voie.
Fig. 59. Traversée de voie.
Les traverses, qui portent les diverses portions de rails dont se compose le croisement ou la traversée de voie, sont toujours reliées ensemble par de£ pièces de bois longitudinales ; l'ensemble forme une sorte de châssis. Inutile de dire que le but de cette disposition est de maintenir l'invariabilité du système.
Un mot maintenant des changements de voie, qui exigent des appareils plus complexes. Le problème à résoudre était celui-ci : Comment un convoi, marchant sur la voie principale, peut-il à volonté s'engager sur Tune ou sur l'autre des deux ou trois voies de bifurcation ?
On s'est servi, pour la solution de ce problème, d'un grand nombre d'appareils divers. Je vais me borner à vous faire connaître l'un des plus généralement adoptés : quand vous en aurez bien compris la manœuvre, il vous sera aisé de saisir le mécanisme de tous les autres.
Au point de bifurcation des deux voie?, deux portions de rails, fixées à une même traverse par une de leurs extrémités, et pouvant tourner librement dans le plan horizontal, sont taillées en biseau, de manière- à avoir la forme d'aiguilles effilées par leur autre extrémité. Ces bouts de rails, qu'on nomme précisément des aiguilles, sont reliés latéralement par deux tiges de fer, et dès lors se meuvent solidairement. A l'aide d'un levier établi près de la voie, et dont la figure ci-dessus indique la situation, un employé, spécialement chargé de ce service, fait prendre aux deux aiguilles, soit la position marquée sur le plan en traits pleins, soit la position qu'indiquent les lignes ponctuées. Il est facile de voir alors, que le convoi qui se meut sur la ligne principale, prendra tantôt l'une, tantôt
Fig. 60. Aiguilles pour un changement de voie simple.