‹ Les chemins de fer en Amérique [microforme]Chapitre 57 sur 195 · PRET · texte numérisé non relu

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limites sont de plus différentes, suivant qu'il s’agit d'eflorts brusques ou progressifs.

Efforts de tension, — La limite le plus généralement adoptée pour les efforts de tension dans les semelles inférieures et les tirant inclinés voisins des culées, qui subissent progressivement l’action des charges, est de 10,000 livres par pouce carré, soit de 74,03 par millimètre carré pour le fer; cette limite correspond à peu près à la moitié de l'effort limite d’élasticité.

Les barres à œil étant les pièces essentielles du système articulé ont été l’objet d’une étude toute particulière de la part des ingénieurs américains. L'expérience leur a démontré la nécessité d'observer une certaine proportion entre le diamètre de l’œilet la largeur du corps de la barre, et de faire varier l'épaisseur de la boucle autour de l'œil, pour tenir compte de l’altération produite dans la résistance du métal par le forgeage de cette partie de la barre.

Un des ingénieurs qui se sont le plus occupés de cette question M. C. Shaler Smith, est arrivé à cette conclusion, qu'il faut donner à l'œil un diamètre au moins égal aux deux tiers de la largeur de la barre pour utiliser la pleine résistance de celle-ci, et que la sec tion de la barre au travers de l'œil, quelle que soit sa largeur, doit croître avec le diamètre de l'œil; qu’en outre, suivant que l'œil est obtenu par refoulement ou par soudure, la boucle derrière l'œil doit être de forme circulaire ou oblongue, une surépaisseur de 50 pour 100 étant, dans ce dernier cas, nécessaire dans le prolongement de l'axe de la barre.

Les ingénieurs américains sont d’ailleurs partagés sur le meilleur mode de fabrication des barres à œil; les uns, craignant l’imperfection de la soudure, donnent la préférence à la fabrication de la barre par le procédé du refoulement (upsetting), pour obtenir à son extrémité le renflement où se prend la boucle de l'œil; les autres, qui reprochent au refoulement de changer la structure dans les fibres du métal, violemment comprimées à froid en arrière de l'œil, obtiennent le renflement au moyen d’une masse rapportée el soudée (welding).

Dans l’usine de Phénixville et dans celle de la Compagnie de Keystone à Pittsburg, où l’on procède par refoulement, on remédie aux inconvénients de cette opération, soit en exécutant le refoulement et le percement de l’œil du même coup au marteau pilon sur

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