‹ Les chemins de fer et les tramways: construction, exploitation, tractionChapitre 57 sur 89 · VOITURES · texte numérisé non relu

VOITURES

ce genre, mais couverts, circulent encore de nos jours dans plusieurs pays étrangers, sous le nom de quatrième classe.

Depuis les curieuses berlines du chemin de fer de Saint-Etienne à Lyon, les voitures de première classe découvertes du chemin de fer de Versailles, et les charsà-bancs employés dans l'Est, bien des progrès ont été faits dans la construction des voitures.

La place réservée à chaque voyageur a augmenté, les caisses des voitures ont été surélevées, les perfectionnements de.la carosserie ont donné aux compartiments un aspect qui en rend le séjour plus agréable, l'éclairage à la bougie a cédé successivement la place à l'huile, au pétrole, au gaz et à Télectricité.

Le châssis de la voiture a subi de nombreuses améliorations destinées à adoucir l'allure des voitures et à protéger le voyageur contre les trépidations. Les ressorts âe suspension, d'abord absents, puis très courts, ont été successivement allongés, en même temps que l'on employait un métal toujours meilleur.

Les roues et les essieux ont été l'objet d'études les plus minutieuses, pour arriver à éviter les irrégularités de marche et les secousses qui pourraient résulter d'un tournage défectueux, d'une excentration de la masse de de la roue ou d'un mauvais équilibrage de la paire de roues calée sur un même essieu.

Différentes parties du véhicule. — Le matériel roulant en usage sur les chemins de fer, se distingue de celui employé sur les routes, non seulement par le

calage des roues sur les essieux, par l'application de boudins aux roues et par la conicité des bandages, mais encore par la position de la caisse au-dessus des roues. La caisse déborde, en effet, sur les roues, ce qui offre l'avantage d'une plus grande largeur de cette caisse, et ce qui n'a pas d'inconvénients, les véhicules n'étant pas exposés à verser comme sur les routes ordinaires par suite 'd'inégalités du sol ou de tournants trop brusques, les deux rails étant toujours de niveau et les courbes présentant des rayons assez grands.

Un véhicule de chemin de fer se compose de deux parties essentielles, le châssis, et la caisse qui repose sur le châssis.

Le châssis, formé d'un cadre en bois ou en métal, fortement entretoisé par des croix de Saint-André, prend ses points d'appui sur les fusées des essieux, c'est-à-dire sur un prolongement de ces essieux à l'extérieur des roues.

Les fusées tournent dans des boîtes de graissage renfermant de l'huile ou de la graisse, et pouvant glisser verticalement entre les branches d'un étrier, appelé plaque de garde.

La boîte de graissage est invariablement fixée par sa partie supérieure au milieu des ressorts de suspension^ dont les extrémités se rattachent au châssis par des menottes. Les chocs et les vibrations résultant des inégalités de la voie, transmis à la boîte de graissage par l'intermédiaire des roues et des essieux, sont donc arrêtés par les ressorts et ne parviennent pas jusqu'au châssis.

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