‹ Les chemins de ferChapitre 37 sur 54 · SCÈNE ni · texte numérisé non relu

SCÈNE ni

COURTEVOIL, JULES.

JULES, rentra n t d u p re m ie r p la n, à d ro i te . Pardon, monsieur... c'est encore moi... Tiens !... il est parti... 'S' adressant à V alcôve.] ^ladame. excusez-moi;

* Coinlcvoil, Ginginef.

mais toutes les chambres sont occupées... et il fait trèsfroid dans ce corridor. Courtevoil ronfle fortement derricre les rideaux.) Matin ! elle a un bon creux ! {Apercevant le bras de Courtevoil qui pend en dehors des rideaux.) Oh! sa main, sa jolie petite menotte!... {Il se met d genoux et embrasse la main. Examinant le bras de Courtevoil.) Ah! sapristi!... elle est tatouée!... Qu'est-ce que ça représente ? Une grenade qui éclate au milieu d'un cœur ! {Remuant le bras.) Et de l'autre côté ! COURTEVOIL, dans les rideaux.

On ne va donc pas me laisser dormir, nom. , . d'un chien ! . . .

JULES

Oh ! le capitaine ! {Il regagne vivement son lit et s'y blottit.) COURTEVOIL , ouvrant ses rideaux et se mettant sur

son séant.

J'ai le cauchemar... Tout à l'heure j'ai rêvé que mon chien me léchait la main...

JULES, à part, Morcî !

COURTEVOIL.

Il fait trop chaud dans ce lit-là... La plume... les oreillers... Je vais faire un tour. {Il saute en bas de son lit et se promène.) Après ça, je n'avais pas le choix... l'auberge était pleine... quand j'ai demandé un lit, on m'a dit : Il n'y en a plus... J'ai répondu : Quand il n'y en a plus, il y en a encore... Je suis monté, j'ai poussé une porte... {Montrant le lit aux rideaux.) Ce lit-là était vacant... je m'y suis

concentré Mais c'est trop chaud! ce qu'il faut à

l'homme pour dormir... c'est une planche, avec des trous pour laisser passer l'air !

JULES, à part.

Comme pour les bouteilles !

COURTEVOIL, apercevant le lit de Ginginet.

Tiens, en voilà un qui est vacant. {Le palpant.) Il est plus dur que l'autre ; je vais permuter.. . {Il se met dans le lit de Ginginet.)

JULES, à part.

Est-ce qu'il va essayer tous les lits de la maison ?

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