JAUGEAGE
débâcles d'automne, extrêmement rares sur la Neva, sont, au conlraire, assez fréquentes sur les fleuves moins septentrionaux, h Dvina ou le Niémen.
L'époque do la débâcle de la Néva est tout aussi variable que celle de la prise. Il résulte d'une série de 1 47 observations que la débâcle la plus précoce a eu lieu le 6 mars, en 1822, et la plus tardive le 30 avril, en 1810; et que le jour moyen de la débâcle est le 9 avril (ancien style), le 20 ou 21 avril (style nouveau).
La température de l'air ne commence à s'élever notablement qu'après la débâcle, et quand les glaces du !ac Ladoga sont passées. 11 arrive quelquefois que les glaçons chariés parla rivière font prise de nouveau quelques jours après la débâcle. Jamais cet liiver supplémentaire n'est de longue durée, et dès que les glaces du Ladoga ont gagné le golfe, la température d'été s'établit. La végétation entre en activité. En une semaine, les feuilles sont poussées à tous les arbres. L'habitation de Pétcrsbourg devient malsaine, le choléra s'y déclare , et Ions ceux qui le peuvent quittent la ville pour aller chercher un meilleur air aux environs.
La production de la glace de fond a élé constatée dans la Néva par des expériences faites de 1825 à 1827 par lo major de Raucourt, et communiquées le 15 février 18:10 à l'Académie des sciences.
Le jaugeage de la Néva a élé exécuté avec grand soin vers l'année 1825 par lo général Des! rem, qui en a consigné les résultats dans le journal du génie civil (1" mai 1830).
On a mesuré directement avec des flotteurs la vitesse du liquide à la surface, en divers points d'une même seclion. Onapu comparer les vitesses moyennes déduites de