‹ Les chemins de fer russes de 1857 a 1862 (volume 2)Chapitre 73 sur 118 · LE CAUCASE · texte numérisé non relu

LE CAUCASE

L'épaisseur de la chaîne ne dépasse pas 100 kilomètres. Dans celle élroilo bande, que les possessions <les Russes enveloppent des deux côtés depuis le commencement de ce siècle, habilenldes populations musulmanes que l'empire russe a souvent cru assujettir pour toujours, et qui ont bien des fois réussi à secouer le joug accepté pour un moment. La défense d'une chaîne plus escarpée que les parlies les plus montagneuses de lu Suisse est facile pour les peuplades qui L'habitent ; et, si la concorde pouvait régner entre ces diverses tribus jalouses les unes des autres, la conquête du Caucase serait impossible à réaliser. La poli— liquedf 1 Vinpiro sauiïi s;ms doute semer dans la montagne des discordes qui faciliteront les opérations militaires. En attendant, la possession plus ou moins fictive du Caucase est pour les Russes l'occasion d'une guerre poi'pi'ilui'lie.

Les sommets les plus élevés de la chaîne sont l'Elbrouz, 5,030 mètres, et le Kasbeck, 5,000 mètres environ ; cette dernière montagne domine le défilé que suit la roule de Tifiis.

Le Caucase nous a offert une chaîne abrupte, c'eslà-dire d'un soulèvement récent ; l'Oural, soulèvement ancien, présente plutôt un simple bombement qu'une chaîne de montagnes. En certains points, le faite en est peu apparent. Du sud au nord l'Oural a une longueur de 2,000 kilomètres; c'est un noyau éruptif qui a soulevé les terrains de part et d'autre de sa direction. On y trouve les hauteurs de i ,G47 mètres pour le mont Koujakofski, 1,098 pour le Taganaï, 000 pour de Kaichkanar, et 80>i pour le Jourma : bailleurs qui se rencontrent aussi dans les Vosges, système contemporain.

Le fatle de l'Oural sépare les eaux tributaires de la Petchora, do la Dvina septentrionale et du Volga, de celles qui

se jettent dans l'Ob. Le llouvo Oural, qui se reuci dans la Caspienne comme le Volga, contourne l'extrémité méridionale de la chalut!. Certains gouvernements de la Russie européen no, ceux de Permet d'Orenbourg empiètent sur la Sibérie, a cheval sur les deux versants. L'importance géographique de l'Oural uu doit pas Cire jugée d'après ces limites administratives; les Russes le considèrent comme la ceinture de la Russie d'iïurope, et lui en donnent le nom (1).

Le plateau qui s'appuie latéralement surces quatre massifs présente vers le N.-O. un bombement qui a reçu le nom de hauteurs Alaouues (2); c'est dans celte région que se trouvent les monts Valdaï, improprement nommés des montagnes. Nous avons reconnu là le laite qui sépare le bassin de la Baltique de ceux de la mer Noire el de k' Caspienne. Vers le S.-E., au contraire, le plateau russe s'abaisse et éprouve une forte dépression dont les points bas suul occupés par la mer Caspienne et le lac Aral (3). La mer Caspienne, qui présente une surface do 1,200 kilomètres du sud au nord sur 300 kilomètres de large, a un niveau de 25 mètres plus bas que le niveau de la nier Noire; la profondeur maximum atteint 140 mètres. La pente (lus bords, e\i:i'|>té an pied du Caucase et des rivages de la Perse, est extrêmement douce. C'est probablement une immense masse d'eau emprisonnée par les soulèvements voisins, et qui s'est réduite peu à peu jusqu'à ce que l'évaporalion de lasurface fit équilibre au tribut des ileuves affluents; équilibre qui n'est peut-être pas encore toul (i) Poiaa.

(?] AiaouTUkoié proitromtPO.

(3) Le tac Aral (iru son nom ôti celui de l'Aigle, qui iserci & nommer missi cl«5 vtlLiKi.-., des ville;, des rivières el des familles : Q/ct, Qrtmka, Oeln/f, OrU, elc.

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à l'ait réalisé. Les steppes elles déserts qui s'Étendent à l'est de la Caspienne jusqu'au lac Aral sont habités par des peuplades barbares; sur les bords du lac Aral subsiste encore un royaume talar, le klianat de K h jvu, <jui a sculemeot une population de 5110,000 âmes; faible débris d'une puissance en ruines depuis la chute de Kazan et d'Astrakhan.

Diverses érosions ont creusé dans le plateau russe lus vallées des lieu vos nui l'arrosent. La plus remarquable de toutes est celle qui a été produite par le diluvium Scandinave, cl qui a formé les bassins'du lac Ladoga et du lac Onega. Ce diluvium a répandu dans toutes les directions, ' à partir du cap .Nord, des blocs de granit, dont on retrouve

. La

s plateaux qu erratiques qui

jusqu'à Voroiiiije (lal. 51-30'j. laissant ainsi en dehors toute une pointe occupée par Orel e! Koursk; de Voronèje, elle se dirige en ligue droite vers l'Oural, qu'elle atteint à la latitude de 62'. Elle éprouve là un brusque changement de direction qui lui fait gagner la mer eu face des îles Kalgoueff, sous la latitude de 69°. Le cercle quelle dessine, abstraction faite des indexions purement locales, a pour centre le cap Nord, nouvelle preuve du rayonnement du diluvium Scandinave autour de ce point.

Les archipels de la Baltique ont gardé du diluvium des

traces encore saisissantes. Les pointus septentrionales des lies ont conservé le poli tjue la courant, dirigé en ce point du uonl au s ml, a donné à leurs surfaces. « L'usure de la « surface des rochers exposés au nord, » dit sir Roderick Murchissou, « offre un frappant contraste aveu l'élal 111- « lurel du tes rochers. Si nous D'avions pas personuelle- « ment visité la Suéde, et traversé legolTe du Bothnie, de ■ Stockholm à Aho, nous n'aurions certainement pas pu " nous former une idée de la grandeur et de la constance « de ce phénomène. Nous avons passé à travers des cun- » taines de petits tluts, dont aucun ne s'élève a plus du « 00 ou 100 pieds au-dessus de la Baltique, et nous avons « reconnu que, dans tous, le côté du nord présente une » surface usée, arrondie, polie ut rayée comme sous l'ac- « tiond'un ragréinunl formidable, tandis que lus faces lour- « nées vers le sud sont restées abruptes et rugueuses (1). ■> Nous mentionnerons ici les divers terrains qui se montrent à la surface du plateau limité aux chaînes de montagnes, en eu suivant l'ordre de succession, à partir des plus anciens, et en laissant de côté les terrains azoïqu es, que l'on voit seulement dans les quatre chaînes et dans leu rs

H) Voici la citation plue complets :

l'owcrfa! rtiwU'i uftlte nurlli nuls uj promontorin. Wu now spncially alludu ta the . stoss Seide » ur viorn slde of ail th(! roekf c.vpuscd to the north, aa contrastcd wilh their ua lui al or lee aida {•). Withoul a pmoiiiil i isil lu Swudtn aiul Millinul . l'u^.iiij lin- l.ull' l^illinia I'imih Sli:, klii.ini lo Abo, wo cuuh!, indeed, have fotmed no Luu^t-pliuii uf thu grandeur and uuifonniivijl'lliii I:h t - [idim cnoil . (lu-™ tlirendcd mir way tlirough liundrcda uf aniall islea, noneorihcm rising io more Ihati liO or lOUfuul abeve the Bnltic sua, und round lliat Ihe north sidti ofmcry ont ciuoseii « Tace, ivurn duwn, rounds!, puïishud and elriatud, as if bj aslupenduus uiaceiBliuj; weight, v,bilslevci'jsouth face was abrupt and rougli. {'hoiw/y, p. oi'j.)

CJ Clitë noua le vent, du plutôt Ici, coté u'ava], puisqu'il /agit d'un courant; irrlcre-isc

ramifications, comme dans les rochers du lil Hu Dniepr à Alexandrovsk, ou comme dans quelques lambeaux granitiques entre lu lac Onega el la mer Blanche.

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